Etterbeek: démolition imminente de la mythique friterie Antoine, place Jourdan

Les frères Willaert disent adieu à leur fritkot, avant le début de la construction du nouveau bâtiment.
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Les frères Willaert disent adieu à leur fritkot, avant le début de la construction du nouveau bâtiment. - © K. F.

J-7 avant la démolition de la Maison Antoine, place Jourdan, l'un des plus célèbres fritkots du pays. Et déjà J-1 avant le déménagement des équipes vers le food truck provisoire, installé à quelques mètres. C'est une évidence: les grandes manœuvres ont débuté pour le projet de modernisation de l'enseigne. But: ouvrir un tout nouveau fritkot pour septembre prochain.

La guérite actuelle date déjà du début des années 80. Elle a fait son temps. "Il y a une pointe de nostalgie et de tristesse, c'est certain. Nous avons grandi dans cette friterie. Mon grand-père l'a encore connue. C'est une page qui se tourne", confie Pascal Willaert, co-gérant de la maison Antoine.

Cela fait plus de 40 ans que l'octogone fait partie du paysage de la place Jourdan. Une place qui doit aussi faire peau neuve avec un chantier plus important prévu cette année. Les porteurs du projet, commune d'Etterbeek et Beliris (Accord de coopération Etat fédéral-Région bruxelloise) envisagent une inauguration en 2018. La place deviendra alors semi-piétonne avec des terrasses plus grandes, une fontaine, un parking souterrain et... une nouvelle friterie, emblème des lieux. "Notre chantier doit se terminer avant celui de la place. Le chantier de la place sera donc toujours en route lorsque nous aurons déménagé vers le nouveau fritkot", explique Pascal Willaert. Il rassure: l'accès à la friterie sera toujours garanti.

Un food truck provisoire

Lundi, les équipes d'Antoine s'affairaient pour équiper le foodtruck qui, dès ce mardi, accueillera ses premiers clients. "Nous allons devoir nous adapter, adapter nos horaires. On accueillera moins de monde c'est certain, la carte sera réduite. Mais ce chantier, c'est un mal pour un bien plus tard."

Le nouveau bâtiment sera on ne peut plus moderne: 50 mètres carrés, écrans, trois nouvelles friteuses, plaques pour cuire les hamburgers, chaufferettes pour les clients en hiver, auvent... Les espaces de stockage seront plus importants et les employés travailleront dans des conditions améliorées. L'équipement constituera le top en la matière. "Le matériel actuel devient obsolète. Et vu notre débit, il nous faut de l'équipement ultra moderne pour pouvoir suivre. Ce projet, cela fait plusieurs années qu'on le porte", confesse Thierry Willaert, frère de Pascal.

Mais avant, il faudra faire le deuil de l'ancien bâtiment, qui a tout de même accueilli des personnalités de tous les horizons, de Johnny Hallyday à Angela Merkel. Avec un unique souhait: goûter les succulentes frites d'Antoine.

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