Esperanzah: la fête continue au camping pour des milliers de festivaliers

Quelque 8.000 festivaliers d'Esperanzah! occupent les 2 campings officiels de l'édition 2017 de l'événement. Ambiance calme dans le camping famille; bruyante et joyeuse dans le camping festif (photo).
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Quelque 8.000 festivaliers d'Esperanzah! occupent les 2 campings officiels de l'édition 2017 de l'événement. Ambiance calme dans le camping famille; bruyante et joyeuse dans le camping festif (photo). - © Rtbf

Des centaines de tentes le long de la Sambre, au pied de l'abbaye de Floreffe. Des milliers de festivaliers venus des 4 coins du pays et de l'étranger pour profiter des 3 jours de concerts et d'animations d'Esperanzah! Une véritable petite ville bien organisée. Des campeurs avec des yeux cernés, mais déjà prêts à refaire la fête. Voilà pour le décor du camping festif, ce samedi matin, deuxième jour de l'événement. Un camping festif prisé par un public assez jeune, tandis qu'un peu plus loin, le camping famille accueille les campeurs désireux de se reposer au calme dans un cadre bucolique.

La fête après les concerts

Malgré une nuit assez pluvieuse, les festivaliers installés au camping festif, le long de la Sambre, n'ont pas rejoint directement les bras de Morphée après les concerts de vendredi soir. "Nous avons fait la fête une bonne partie du reste de la nuit", explique une jeune fille encore un peu éméchée. "On n'est pas ici pour dormir", précise un festivalier hennuyer. "On fait une sieste. Mais on ne dort pas longtemps. Il y a de l'ambiance dans le camping. Tout le monde s'amuse".

Un peu plus loin: un groupe d'amis discutent devant leurs tentes. "La nuit, après les concerts, on boit un verre, on rigole, on plaisante, on chante. C'est vraiment une ambiance festive. Les gens se respectent. Francophones, néerlandophones, germanophones,... tout le monde profite de l'atmosphère magique du camping festif". De nombreux campeurs apprécient les rencontres. "Il y a beaucoup de solidarité entre festivaliers", explique une jeune femme. "On se prête un peigne, une casserole, des couverts, une couverture, un tabouret pliant. Il y a vraiment un esprit d'entraide. Et cela permet de nouer des contacts, de discuter avec des gens que l'on ne connaît pas ou de revoir des connaissances que l'on avait un peu perdu de vue".

Des bouchons d'oreilles

"Heureusement que j'ai des bouchons d'oreilles", souligne un festivalier. "Sinon, impossible de dormir! Il y a beaucoup de passage et beaucoup de bruit. Mais cela fait partie du jeu". D'autres trouvent le sommeil sans protections auditives. "Après avoir fait la fête pendant quelques heures, bruit ou pas bruit, je m'effondre de fatigue", assure une fille. "Je me suis réveillée parce que des jeunes qui avaient trop bu ont heurté ma tente", commente une de ses amies. "Mais c'est aussi cela, un festival".

Une vraie petite ville

Le camping festif a attiré la grande foule, cette année. "Je pense qu'on dépasse les 5.000 personnes", estime un des responsables de l'équipe de gestion du camping. "Le camping famille, lui, peut accueillir jusqu'à 3.000 personnes", précise Jean-Yves Laffineur, organisateur d'Esperanzah! Des campings qui ne peuvent accueillir tout le monde. De nombreuses propriétaires de tentes et même de caravanes se sont installés dans les environs, principalement au bord de la Sambre. Dans les campings officiels, tout est prévu pour faciliter le séjour des festivaliers. Stands d'accueil, bars, restauration rapide, espace barbecue et micro-ondes, déchetterie, douches, toilettes, robinets d'eau potable, poste médical, zone de relaxation,... Une organisation généralement très appréciée.

Organisation     

"L'organisation est meilleure que l'an dernier", insiste un campeur. "La direction d'Esperanzah! a pensé à tout". Ou presque! "L'eau des douches est trop froide", nous ont confiée plusieurs utilisatrices. "Les premiers à prendre leur douche ont de l'eau chaude. Mais après..."

Côté propreté, le pari est gagné. Les équipes d'Esperanzah! et les festivaliers font de ce festival l'un des plus propres du pays, selon les habitués des grands événements du genre.

Et pour que la vie au camping se déroule au mieux, les festivaliers doivent respecter un règlement. "Il faut d'abord avoir son bracelet d'entrée au parking", explique un des responsables. "Sécurité oblige (niveau 3), il faut se soumettre à la fouille des gardiens de sécurité. Des panneaux d'information précisent les objets interdits sur le site, comme les bouteilles en verre ou les couteaux de cuisine. Une fois sur le camping, les personnes sont invitées à monter leur tente dans des zones bien définies. Il s'agit notamment de ne pas gêner le passage des ambulanciers ou des fournisseurs (restauration). Une équipe du festival est présente pour aider les campeurs".

Prévention santé

Pour éviter les problèmes liés à la prise de drogues dangereuses, un espace de tests a été installé sur le camping festif. On y effectue des analyses de contenu. On contrôle aussi le dosage des composants des produits psychotropes en circulation pour éviter tout risque.

Des actions de prévention et de sensibilisation aux dangers liés à l'abus d'alcool ainsi qu'aux relations sexuelles non protégées sont également prévues.

Enfin, une opération "sac de couchage" propose aux campeurs de faire don de leur sac de couchage et/ou de leur tapis de sol aux réfugiés, dès qu'ils quittent le camping. Ces dons sont destinés aux réfugiés qui arrivent à Bruxelles.

L'adresse du festival: www.esperanzah.be

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