Erasme vend son bâtiment principal pour soulager ses finances

Le bâtiment principal sera vendu mais pour une durée déterminée (35-40 ans).
Le bâtiment principal sera vendu mais pour une durée déterminée (35-40 ans). - © Belga

Plombé par un déficit monstre en 2006, l’hôpital a retrouvé l'équilibre financier annuel mais il traîne encore une dette de 193 millions d'euros. Aujourd'hui, les banques ont exigé un remboursement de la moitié de cette dette. Les gestionnaires de l'hôpital ont trouvé une astuce: vendre le bâtiment principal mais seulement pour un moment.

Pour revenir à l'équilibre financier, l'hôpital universitaire de l'ULB a déjà mis les bouchées doubles : il sort d'une restructuration lourde avec de multiples mesures d'économie. Il fallait donc cette fois-ci trouver autre solution.''Les banques nous demandent de rembourser – assez rapidement -  90 à 95 millions d’euros, comment Patrick Goblet (directeur gestionnaire d’Erasme). L’hôpital n’est pas une société en tant que tel (il n’y a pas d’actionnaires financiers). C’est donc une piste qui n’était pas possible (…) Encore faire des économies n’était pas crédible par rapport aux efforts déjà fournis par le personnel. On souhaite par ailleurs maintenir la qualité des soins.'' Restait une troisième possibilité : ''Nous avons opté pour la formule sale-and-leaseback.''

Une formule qui signifie la vente du bâtiment principal de l'hôpital mais pour une durée limitée (35 à 40 ans). Pendant cette période, l'hôpital payera un loyer au nouveau propriétaire. Et au terme des 40 ans, Erasme récupèrera son bâtiment.

Bien-sûr l'addition de tous ces loyers sera salée mais d'un autre côté, Erasme disposera aujourd'hui rapidement d'une belle rentrée d'argent. ''Nous paierons un loyer mais en contrepartie, on ne doit pas rembourser une partie de la dette et on ne doit plus payer de charges d’intérêt.''

L'opération doit encore être négociée dans les détails avec un nouveau propriétaire et avec les banques.

Elle permettra en tous les cas à l'hôpital de rester debout et de garder des aides bancaires pour ses prochaines rénovations incontournables. Mais elle ne mettra sûrement pas de beurre dans les épinards…    

 

Myriam Baele

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