Epicura: insatisfaits des avancées obtenues, les travailleurs des laboratoires poursuivent la grève

Le site Epicura de Boussu-Hornu
Le site Epicura de Boussu-Hornu - © Google maps

Déjà en grève le mardi 13 novembre dernier, les travailleurs des laboratoires de trois sites EPICURA, ceux de Baudour, Hornu et Frameries, "ont voté pour la continuité des actions à l’unanimité des deux assemblées organisées ce mardi" indiquait dans un communiqué ce mercredi matin la Centrale Nationale des Employés, le syndicat chrétien.

Une décision qui n’est pas vraiment une surprise: la CNE avait déjà prévu en début de semaine la tenue ce jeudi 15 novembre d’un deuxième jour de grève en l’absence de réponses satisfaisantes à leurs yeux.

"L’employeur en connaissance de cause a laissé sortir trois contrats à durée déterminée au mois de septembre", dénonce Eric Caudron, secrétaire permanent CNE, interrogé sur la réalité du sous-effectif dans le laboratoire Epicura. "Ces personnes étaient formées, qualifiées et connaissaient très bien l’entreprise et le laboratoire, c’est je pense une erreur flagrante de la direction qui a poussé le personnel à réagir comme il le fait aujourd’hui".

Par la voix de son Directeur Général, François Burhin, la direction d’Epicura souligne pour sa part les contraintes auxquelles elle est confrontée lors de nouveaux engagements "une des difficultés c’est de dire au personnel, ben vous devez attendre un petit peu parce que la première personne (engagée ndlr) n’arrivera que la semaine prochaine, l’autre dans un mois et la troisième dans deux ou trois mois.  En plus, il n’existe pas de marché d’intérim pour cette profession technologue, il n’existe donc pas vraiment d’autres moyens pour combler les trous".

Les travailleurs des labos d’Epicura dénoncent également les va-et-vient qui leur sont imposés entre les différentes implantations.

Ce jeudi, aucun prélèvement ne sera donc assuré sur les trois sites précités où seules les urgences seront assurées.

 

 

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