Épée de Damoclès au-dessus du marché couvert de Ciney : la traçabilité doit être améliorée

L’Afsca l’affirme ! Oui, le marché couvert a réalisé d’énormes efforts pour se conformer à ses 28 revendications concernant l’hygiène et la traçabilité des bovins. Mais ce n’est pas encore suffisant pour l'institution de contrôle. Un deuxième délai a été octroyé cette semaine par Denis Ducarme, le ministre fédéral de l’Agriculture en affaires courantes. L’ultimatum courre jusqu’au 30 avril. Les responsables du lieu où transite chaque vendredi des milliers d’animaux en sont conscients.

Tout démarre par plusieurs contrôles. L’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire remarque des manquements. Elle a alors le marché couvert dans son collimateur. Des recommandations – une trentaine – sont émises par l’organisme en dialogue avec le directeur des lieux. Des efforts sont consentis et effectués mais en juillet, toutes les réponses apportées sur le terrain ne suffisent pas à l’institution de contrôle. Une première prolongation est accordée car l’endroit est essentiel pour la filière bovine, déjà en crise.

"On a remarqué il y a déjà longtemps des problèmes. On a donné des ultimatums", explique Jean-Sébastien Walhin directeur de la communication de l’Afsca. "Maintenant, on voit une amélioration franche de la situation. Mais il reste des points à améliorer. D’où cette deuxième – et dernière – prolongation. Il y a des problèmes au niveau des camions transportant les bêtes. Il faut les nettoyer de manière systématique et plus les contrôler à l’entrée et à la sortie. Il faut également encore optimaliser la traçabilité et la situation sanitaire de chaque animal. Il arrive que des boucles, avec le numéro d’identification de l’animal, soient manquantes aux oreilles des bovins. Cela ne doit plus arriver".

Message reçu par les responsables du marché couvert

La particularité du marché couvert est qu’il est chapeauté par la commune de Ciney via une asbl. Le politique et les membres de l’association cogèrent. "On constate lorsqu’on regarde dans le rétroviseur que l’endroit existe depuis des décennies. On fera tout ce qu'il faut pour se conformer aux exigences de l’Afsca", explique Anne Pirson première échevine de la commune cinacienne.

"Ce problème de conformité, c’est une occasion pour le marché de se professionnaliser davantage. Il y a sept points qui restent à améliorer. Il y a vraiment des petits détails à régler comme le nettoyage des véhicules à la sortie du marché aux bestiaux. Mais il y a aussi des choses plus complexes qui demanderont de restructurer le fonctionnement de l’institution".

Un marché public lancé pour trouver une société extérieure de contrôle

La volonté pour répondre aux exigences de l’Afsca est également de se tourner vers une autre institution. "Tant la Ville que l’asbl envisagent de désigner un organisme de certification de qualité pour analyser toutes nos procédures de contrôle et voir comment on peut les améliorer", conclut Anne Pirson.

L’Afsca, par l’entremise du ministre Denis Ducarme, a donné un délai de trois mois supplémentaires au marché couvert pour se mettre en conformité. La date butoir est le 30 avril. D’ici là, l’Afsca réalisera un nouveau contrôle inopiné pour s’assurer que le marché couvert se plient à ses exigences.

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