Eonix, une société montoise, à la conquête du Qatar

La société EONIX vient d'emménager au 10, Bd Initialis, dans la Digital Valley montoise
La société EONIX vient d'emménager au 10, Bd Initialis, dans la Digital Valley montoise - © M.Delporte

Des dizaines d'entrepreneurs belges s'envoleront, ce samedi, pour le Qatar et les Emirats arabes unis. Dans l'avion, il y aura la princesse Astrid, six ministres belges (c’est un record !) et une flopée de directeurs d'entreprises. En tout, ils seront 450 pour une mission économique d’une huitaine de jours. Des flamands pour la plupart, mais aussi quelques wallons, dont le tout jeune patron de la société montoise EONIX.

A 35 ans, Aloys du Bois d'Aische, tournaisien d'origine est à la tête d'une petite entreprise au succès incroyable. En huit ans d’existence, la spin-off de l’UCL, créée par deux amis d’enfance, a déménagé trois fois et est devenue une société de douze personnes. Chaque année, la croissance se chiffre entre 15 et 40 %.

Expliquer concrètement ce que fabrique Eonix est une mission à elle toute seule : "Nous tentons de trouver des solutions dans la gestion des données, dans l’intégration des données. Nous avons deux manières de fonctionner, soit de manière proactive, nous approchons une société en lui expliquant qu’on a une idée, quelque chose qui pourrait l’intéresser que nous avons découvert dans d’autres domaines et que nous pourrions appliquer chez elle, ou nous intervenons en réponse à des demandes qui nous sont faites pour répondre à des problématiques identifiées au quotidien."

Sa réputation, c'est d'abord dans le domaine hospitalier, qu'Eonix l’a obtenue, en permettant aux médecins et aux hôpitaux de centraliser et d’intégrer des données concernant le mammotest : "On travaille pour toute la région bruxelloise à l’intégration du dépistage du cancer du sein avec des données qui viennent de l’ensemble des centres de dépistage, qui sont lues de manière centralisée, nous travaillons de cette manière avec l’ensemble des hôpitaux. Le système permet d’éviter tout ce qui est papier, nous évitons l’envoi de CD ou de vieux films, nous évitons aussi les erreurs de recopiage et donc nous permettons un solution structurée qui peut être mise à disposition des centres et des patients." 

Ces solutions informatiques, Eonix les implante aujourd'hui au Grand-Duché du Luxembourg, et espère dans les mois à venir, trouver de nouveaux clients aux Emirats arabes unis et au Qatar, lors de la mission économique.

Mais la société d’ingénieurs est loin de se limiter à ce domaine, elle apporte aussi des solutions pour la gestion du recouvrement des factures pour des sociétés à grosse facturation, ou même des solutions dans le domaine de l’enseignement.

"On compte parmi nos clients, des agences de recherche, et nous travaillons, par exemple, pour l’Agence spatiale européenne, et pour le laboratoire BeLife qui est parti en Guinée pour faire des tests Ebola, travaille avec nos systèmes également." 

Aujourd’hui, Eonix envisage l’avenir avec sérénité et a bien l’intention de continuer à grandir à Mons. Une région bien située, à taille humaine, et avec les personnes nécessaires pour filer le coup de main quand il le faut. Le lancement n’est pas si simple quand on est jeune et peu connu. "Les professionnels font confiance aux grandes sociétés et aux vieilles sociétés". huit ans et douze ingénieurs, c’est jeune et c’est petit pour Eonix, mais sa santé financière plaide pour elle. Les bâtiments du numéro 10, du boulevard Initialis, sont à mille lieues du gigantisme des bureaux de Google à Mountain View, mais à côté de la mini-cafeteria, les ingénieurs disposent tout de même d’une salle de jeux vidéo. Un lieu de délassement où les ingénieurs, ensemble, imaginent, semble-t-il, de nouveaux développements pour la société.

Manu Delporte

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK