Entre détention limitée et incarcération: le parcours de Benjamin Herman en prison

Benjamin Herman, l'auteur de la tuerie de Liège, s'est-il évadé de prison en 2016, comme l'affirment certains médias ce mercredi ? Non, selon les informations obtenues par la RTBF. Voici le détail de son parcours carcéral ces derniers mois. Le 12 janvier 2016, l'homme a bénéficié d'une détention limitée. Celle-ci "permet à une personne condamnée à une peine de prison de quitter de manière régulière la prison pour une durée maximum de 12 heures par jour", peut-on lire sur le site internet des maisons de justice.

Le but de cette mesure est de permettre au prévenu de se réinsérer dans la société, par exemple pour travailler la journée avant de retourner passer la nuit en prison. 

Mais le 22 février de la même année, Benjamin Herman n'est pas revenu en prison. Un fait que la police qualifie par défaut d'"évasion", ce qui a pu créer la confusion. Il s'agit, dans les faits d'une "non réintégration" de détention limitée.

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Le 5 mars 2016, il est placé sous mandat d'arrêt. Entre temps, le suspect a commis un vol avec effraction à Namur. Benjamin Herman passe alors 19 mois en détention. Au terme de cette période, il a de nouveau  droit à des permissions de sortie ou des congés pénitentiaires. Mardi, il était sorti de prison dans le cadre d'un congé pour préparer sa réinsertion.

"Le lundi 28 mai 2018 à 7h30, il avait quitté la prison de Marche-en-Famenne dans le cadre d’un congé pénitentiaire. Il aurait normalement dû réintégrer la prison le mardi 29 mai au soir, à 19h30", précise un communiqué du parquet fédéral.

L'assaillant fréquentait des personnes radicalisées

Benjamin Herman apparaît dans des fiches de la Sûreté de l’Etat car il fréquenté deux détenus placés sous observation. Ces deux individus sont soupçonnés de se livrer à des activités de radicalisation en prison.

Selon nos informations, les contacts entre ces personnes et Benjamin Herman ont eu lieu à la prison de Lantin et à la prison de Marche-en-Famenne en 2017, lors de prières de groupe et de discussions au préau.

Les deux individus placés sous surveillance pour radicalisation ont été condamnés pour des faits graves de droits communs, pas pour terrorisme.

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