Entre 730 et 940 millions pour dépolluer les sites liégeois d'Arcelor

302 hectares. C'est la surface totale des sites qu'il faudra dépolluer, le chaud plus le froid. Soit la cokerie d'Ougrée, l'agglomération, le haut-fourneau B d'Ougrée et la centrale à énergie, le haut-fourneau 6 de Seraing et la centrale à énergie, Chertal (voilà pour le chaud. Auxquels il faut ajouter les sites du froid : Ferblatil, les galva IV et V sur l'ancien site Phénix et les lignes d'électrozingage HP3 et HP4 de TDM à Marchin. Huit communes sont concernées: Seraing, Oupeye, Herstal, Flémalle, Liège, Saint-Nicolas, Modave et Marchin.

Il y a quelques jours, le ministre wallon Philippe Henry a invité les bourgmestres de ces communes à une information sur la dépollution des sites sidérurgiques. Il leur a remis un document. Un document intitulé "Information aux communes sur l’avenir des sites liégeois du groupe ArcelorMittal".

Dans ce document, une rapide addition permet de trouver la superficie des surfaces à dépolluer : un peu plus de 300 hectares. Certains sites sont exploités depuis 1835 et selon leur histoire, ils sont plus ou moins gravement pollués aux métaux et métaux lourds, cyanures, chlorures et hydrocarbures. Selon ce qu'on voudra y mettre, logements ou nouvelles industries, et selon les concentrations de polluants, il faudra creuser plus ou moins profondément pour extraire les terres contaminées. De deux à huit mètres de profondeur, avec des pointes éventuelles à douze mètres pour les cokeries. D'après les derniers chiffres que nous avons pu obtenir, tout cela coûtera entre 730 et 940 millions d'euros.

François Braibant

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