Enodia (ex-Publifin) se dirige-t-elle vers une privatisation partielle de ses activités commerciales?

Dans le procès-verbal du conseil d'administration du 14 décembre, Stéphane Moreau y a exposé le futur du groupe Enodia (ex-Publifin).
Dans le procès-verbal du conseil d'administration du 14 décembre, Stéphane Moreau y a exposé le futur du groupe Enodia (ex-Publifin). - © Belga

En tout cas, l'intercommunale se transforme en holding à participation minoritaire. C'est ce qui apparaît dans le procès-verbal du conseil d'administration du 14 décembre. Stéphane Moreau y expose le futur du groupe : "L'évolution de la législation nous fait envisager de migrer d'un état de société industrielle vers une holding détenant des participations stratégiques en mode minoritaire".

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Eh bien que les nouvelles règles wallonnes interdisent de fonctionner comme avant. Si l'intercommunale est majoritaire dans une filiale, il faut rendre compte à son conseil d'administration. Qui a trente jours pour rendre un avis. Cela ralentit tout. Dans une société commerciale, ça ne peut pas fonctionner.

Pour en sortir, le groupe veut changer. N'être plus que minoritaire. Mais ça ne veut pas encore dire vendre en partie ou privatiser les Editions de l'Avenir, Voo et quelques dizaines d'autres sociétés.

Publifin-Enodia-Nethys peut aussi élargir les capitaux de ses filiales. Vers le privé ou même vers d'autres structures à capitaux publics. Ou encore s'associer à plusieurs actionnaires. Et rester le plus gros, pour continuer à décider.

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