Prayon s'associe au russe Phosagro pour extraire des métaux non ferreux

La société Prayon est basée à Engis.
La société Prayon est basée à Engis. - © Google Street View

Le premier ministre russe Dimitri Medvedev a présidé, ce mardi, à la signature d'une convention entre la société russe Phosagro et l'entreprise Prayon. Cette société, installée à Engis, occupe plusieurs centaines de travailleurs, pour produire des phosphates, utilisés dans des engrais ou dans l'alimentation. Et ce sont ses déchets de fabrication qui valent à la firme liégeoise d'être courtisée dans les hautes sphères du Kremlin.

Le terbium, l'yttrium,  le dysprosium, le samarium, l'erbium… ce sont les noms de quelques métaux non ferreux que les chimistes rangent dans la catégorie des "terres rares". Ces éléments sont de plus en plus recherchés, parce qu'ils servent à fabriquer des éoliennes, des fibres optiques, des voitures hybrides, des mobilophones, ou des ampoules basse énergie.

Ces substances se trouvent dans les roches, d'origine russe, que la société liégeoise Prayon utilise pour produire de l'acide phosphorique. Les "terres rares" se trouvent dans les gypses, les résidus. D'où la volonté de les récupérer et de les valoriser.

Deux ans de recherches ont été nécessaires pour la mise au point d'un procédé d'extraction à la fois économique et écologique. C'est cette technologie qui se trouve au centre d'un accord de partenariat avec le conglomérat moscovite Phosagro.

A terme, outre la vente de son savoir-faire, la société Prayon pourrait fournir près de 2% de la production mondiale de "terres rares". Pour l'instant, ce sont les Chinois qui dominent le marché, avec un quasi-monopole, et qui limitent les exportations pour faire grimper les prix. Autant dire que l'annonce des fiançailles Prayon/Phosagro revêt une haute importance stratégique.

Michel Gretry 

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