Engis: la poudrerie PB Clermont reprendra ses activités en juin

Les restes du bâtiment détruit par l'explosion
Les restes du bâtiment détruit par l'explosion - © PB Clermont

A Engis, la poudrerie PB Clermont va redémarrer ses activités dans la deuxième quinzaine de juin. Cette reprise dépend encore d'une autorisation des autorités publiques. Mais PB Clermont a presque terminé l'étude des causes de l'accident du 7 mars dernier, qui l'avait obligée à suspendre sa production. Le bâtiment qui a explosé sera entièrement démoli, pour être reconstruit au même endroit.

Sur le site de PB Clermont, les activités pourront donc reprendre avec une capacité substantiellement réduite dans la deuxième quinzaine du mois de juin.

Du bâtiment où s'est déroulé l'accident, il ne reste maintenant qu'une charpente métallique remplie d'un labyrinthe de tuyauteries tordues. Tout cela sera démoli. La production redémarrera, elle, dans une installation voisine. Pour ça, il fallait connaître les causes de l'explosion et réaliser 67 études de risque dans les installations de production. L'entreprise soupçonne un assèchement du produit, comme l'explique Gérard Riga, directeur des ressources humaines du site: "La nitrocellulose est un produit solide. On travaille sous eau. A partir du moment où le produit est asséché, c'est vrai qu'il augmente le rapport d'explosivité. C'est probablement un assèchement de la matière première qui a amené à cela".

Aujourd'hui, quelques ouvriers travaillent sur le site. Les autres sont en chômage économique. Le jour de l'explosion, deux d'entre eux avaient eu beaucoup de chance: "Ils n'ont pas été touchés par les flammes, ils ont juste été affectés par le souffle et la crainte que cela leur a inspiré. Aujourd'hui, ils vont beaucoup mieux. Ils étudient les possibilités de reprendre le travail dans les premières équipes".

François Braibant

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