Engis: l'entreprise Revatech devrait bientôt reprendre ses activités

Le site d'Engis de Revatech.
Le site d'Engis de Revatech. - © globalview.be (Simon Schmitt)

Fermée il y a deux semaines sur ordre du bourgmestre Serge Manzzato, la société de traitement de déchets Revatech souhaite reprendre son activité. Les analyses toxicologiques ne sont pas terminées, mais les odeurs suspectes (du mois dernier) que des témoins avaient confondu avec du gaz sont désormais identifiées.

On peut aujourd'hui expliquer l'origine de l'odeur pour le moins suspecte, perçue à Engis le 22 octobre dernier. "L'origine de la production de cette odeur a été identifiée" explique Michel Bauduin, Directeur Général de Revatech. "Elle est liée au mélange d'une quantité de chaux vive qui est relativement très faible, qu'on évalue à 200 kilos, avec la production en question qui représente 70 à 100 tonnes. Et cette chaux vive a réagi avec des composés organiques présents dans la préparation. Il y a eu la production d'un échauffement lié à la présence de la chaux vive, et c'est la chaleur qui a fait qu'à un moment donné, au contact de l'air, il y a eu un entraînement de composés organiques soufrés dans l'atmosphère".

Pas de gaz, pas d'ammoniaque non plus et encore moins de nuage toxique sur Engis et les communes avoisinantes. "De nuage, personne n'en a vu, et tous les éléments d'enquête qui sont en cours et qu'on obtient chaque jour confirment effectivement qu'il n'y a aucun caractère de toxicité. D'ailleurs, ces derniers jours, on a eu des informations confirmant qu'il n'y avait rien dans le périmètre de l'usine au niveau des installations et des locaux" poursuit le bourgmestre.

Aujourd'hui, seuls les employés de l'entreprise Revatech ont accès au site. Les 25 ouvriers en chômage technique devraient, plus que probablement, reprendre le travail dans le courant de cette semaine.

Une réunion sera convoquée cette semaine entre la direction de Revatech, la commune d'Engis, les autorités régionales et de la santé fédérales, pour discuter des conditions d'une reprise partielle des activités.

 

B. Alié

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