Enghien : polémique autour de la vente d'œuvres d'art du couvent des Capucins

La Chapelle des Capucins à Enghien
La Chapelle des Capucins à Enghien - © Isabelle Palmitessa

Le propriétaire du couvent s'est expliqué sur la vente de plusieurs tableaux qui ont suscité la polémique en début de semaine. Ces tableaux se trouvaient dans le couvent. Une histoire qui débute dans une crypte au XVIIème siècle.

La crypte en question abrite depuis plusieurs siècles les corps des défunts de la famille Arenberg. Une famille noble qui a marqué l'histoire d'Enghien. Dans les années 30, elle a fait don du couvent aux religieux à condition qu'ils continuent de prendre soin des sépultures....

Mais l'ordre a décidé de quitter le couvent en 1997. Le site a alors été vendu à un promoteur immobilier flamand, Marc Labeeuw.  La gestion de la partie historique, la chapelle, la crypte et les oeuvres d'art a elle été confiée à une asbl...

Une vente qui inquiète

Mais aujourd’hui, ce sont les défenseurs du patrimoine d'Enghien qui s’inquiètent. En début de semaine, plusieurs tableaux du couvent d'Enghien ont été mis en vente à Anvers par l'asbl Karel Van Arenberg, une asbl aujourd'hui gérée par le propriétaire Marc Labeeuw. Les Capucins et la Ville n'y sont plus représentés.

Christian Deglas, conseiller communal s'inquiète pour les oeuvres d'art.  Il indique que le père supérieur des Capucins a pris un avocat qui -présent à la vente- a tenté de marquer son opposition à celle-ci, une requête qui n’a pas été entendue.  Le conseiller communal estime que ce ne sont pas seulement les Capucins qui doivent bouger mais également la ville qui doit intervenir de tout son poids.

Des choix à faire

Quant à Marc Labeeuw le nouveau propriétaire, il justifie la vente de tableaux  par le prix des assurances et des restaurations, un budget qui oblige le comité à trancher, ce qui implique la décision de vendre certaines œuvres pour en restaurer ou en acheter d’autres.

Quand on lui avance que l’objectif d’un promoteur c’est avant tout de créer de nouveaux logements, l’homme rétorque qu’il a fait des logements dans le jardin mais qu’il ne touchera pas au couvent, c’est-à-dire à l’ancienne partie de l’église, la Chapelle, la crypte, la sacristie et le chœur.

Tout le monde ne semble pas croire à cet engagement.  Précisons encore qu’un seul tableau semble avoir été vendu lors la vente publique.

Isabelle Palmitessa, Vincent Clérin