Encore du rififi au sein d'une asbl de la Ville de Bruxelles

Les locaux de l’asbl BRAVVO, à Bruxelles.
Les locaux de l’asbl BRAVVO, à Bruxelles. - © Google Maps

Après les soucis au Samusocial notamment, cette fois c'est l'ASBL communale de prévention BRAVVO qui est pointée du doigt. Un mastodonte de 240 employés visé à travers des soucis au sein d'un centre de jeunes qu'elle chapeaute : le centre Averroès qui fait de la prévention et de l'animation à la Cité Modèle de Laeken...

L'ASBL Bravvo a décidé de licencier les quatre animateurs du centre. Elle leur reproche essentiellement deux choses : un trou dans la caisse d'environ 400 euros en 2017 et un double financement de voyages avec les jeunes.

Mathieu Verhaegen, délégué syndical CGSP, conteste. "On parle quand même de fautes graves. Cela veut dire qu’on met quatre personnes à la rue du jour au lendemain, après 15 ans de service, sans aucune indemnité. Des faits qui remontent à 2015, 2016 et 2017. Techniquement, la faute grave, on peut l’écouter. Et puis, quand on regarde le dossier, qu’on voit les différentes personnes qui ont participé et la manière dont le financement a été monté… Cela nous semble très clair, limpide !"

Pour financer ses voyages, le centre a reçu 500 euros de la Ville ainsi qu'une camionnette pour le trajet. Mais aussi une quinzaine de milliers d'euros du Bureau international de la jeunesse. Laurence Hermand en est directrice. "Les bénéficiaires sont tenus de justifier par un rapport d’évaluation et par des justificatifs par des billets d’avion relatifs au projet. Le fait d’avoir un financement est impensable sans justificatif."

Pas de commentaires, ni de la part de l'ASBL BRAVVO qui chapeaute le centre, ni de l'échevinat de la Jeunesse. Les syndicats doivent rencontrer le bourgmestre et n'excluent pas d'aller en justice si aucune solution n'est trouvée dans ce qu'il considère être des licenciements abusifs.

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