Encadrer et limiter les élèves francophones de la périphérie

Le secrétariat général de l'enseignement catholique flamand demande que l'on encadre les élèves francophones  inscrits dans les écoles flamandes mais aussi que l'on limite leur nombre.
Le secrétariat général de l'enseignement catholique flamand demande que l'on encadre les élèves francophones inscrits dans les écoles flamandes mais aussi que l'on limite leur nombre. - © Flickr - alomobasement

Il y a de plus en plus de francophones dans les écoles flamandes. C'est le cas à Bruxelles mais aussi en périphérie. Dans les communes flamandes qui entourent Bruxelles, même sans facilités, comme Tervuren, Dilbeek ou encore Zaventem, les petits francophones sont tellement nombreux que certaines écoles appellent à l'aide. "Il faut encadrer les francophones inscrits mais aussi limiter leur nombre", demande le secrétariat général de l'enseignement catholique flamand.

Le secrétariat général parle au nom des écoles catholiques de Flandre. Il a mené une enquête en primaires, autour de Bruxelles. Willy Bombeek, son porte-parole, détaille : ''On a réalisé cette enquête dans 48 écoles primaires, réparties dans les 32 communes de la périphérie. On a constaté que 40% des élèves inscrits ne parlent pas le néerlandais à la maison.''

Un élève sur trois est francophone, dans ces classes. Avant, on en recensait moins : un sur quatre, il y a 6 ans. Ce sont des francophones de la périphérie qui veulent des enfants bilingues, ou des Bruxellois qui fuient les écoles peuplées de la capitale.

Aujourd'hui, les instituteurs de ces établissements parlent de difficultés à enseigner. Le secrétariat général formule dès lors deux demandes à Pascal Smet, le ministre flamand de l'Enseignement.

D'abord, que les néerlandophones aient une priorité pour s'inscrire, comme à Bruxelles. Les francophones ne pourraient s'inscrire que quelques jours plus tard, une fois que les écoles flamandes sont sûres de compter 55% d'élèves qui maitrisent la langue. Question, dit Willy Bombeek, de qualité d'enseignement.

Seconde demande: que les francophones de ces écoles flamandes reçoivent un soutien scolaire. Cela se fait à Bruxelles mais pas en périphérie. Une proposition simple mais politiquement délicate car si le gouvernement flamand accorde ce soutien scolaire, il reconnaît de facto la présence de tous ces francophones en Flandre. Ce n’est pas gagné.

Myriam Baele

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