La majorité des enfants belges placés le sont pour cause de pauvreté

Il y a quelques années, Didier et sa femme ont été expulsé de leur maison insalubre. On a alors voulu placer leurs enfants : On nous a dit, puisque vous allez être dehors, on va mettre vos enfants en institution en attendant. Cela vous permettra d’avoir plus de facilités pour chercher un logement.

Didier aurait préféré qu'on l'aide autrement en trouvant un logement pour qu’ils restent en famille. Pour lui, c’était une vision plus intéressante et plus constructive.

Il s'est battu pour garder sa fille et son fils. Le placement des enfants pour cause de pauvreté le révolte profondément. Ce qui le révolte aussi, c'est qu'on parle de la pauvreté des enfants :

"C’est pour moi quelque chose d’insultant pour l’enfant. Si un enfant est pauvre c’est parce que la famille l’est".

Aujourd'hui il continue son combat pour les droits de tous les enfants : "Son premier droit, c’est de rester en famille, son deuxième droit s’est d’avoir un logement, son troisième droit c’est de pouvoir se soigner tous les jours et son quatrième, c’est d’avoir un enseignement comme tout le monde".

Il viendra le répéter avec les autres militants du mouvement LST (Luttes, solidarités, travail), ce 17 octobre au parlement wallon à Namur.

Monika Wachter

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