Émeutes à Bruxelles: la chaîne de commandement sera analysée et rendue publique

Émeutes à Bruxelles: la chaîne de commandement sera analysée et rendue publique
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Alain Courtois, premier échevin MR à la ville de Bruxelles était sur les ondes de Matin Première, afin d'évoquer les violentes échauffourées dans le centre de Bruxelles de ce week-end, suite à la qualification du Maroc pour le mondial 2018, qui ont fait 22 blessés parmi les policiers.

Les commerçants bruxellois ont été durement touchés par l'événement, avec des vitrines brisées et certains magasins pillés. Le Premier échevin ira à leur rencontre ce lundi matin. "Je pense qu’il est nécessaire d’aller effectivement au contact des commerçants. Chacun a ses responsabilités, les commerçants d’abord pour dégager les dégâts précis, et ensuite pour tout le mobilier urbain qui a été dégradé. Et ensuite pour quand même réconforter certains commerçants du centre qui n’avaient pas vu venir les incidents de samedi soir".

La volonté de la ville est de faire revenir justement le commerce et les personnes pour profiter de ces quartiers-là

Aucune estimation des dégâts n'a encore été faite, car "c’est trop tôt, mais ce sont beaucoup de vitrines brisées, d’objets qui ont été éparpillés et volés, donc il faut se mettre à la place des personnes touchées: ils doivent d’abord vérifier ce qui est encore présentable, vendable ou pas, etc., donc je pense que ça va quand même prendre quelques jours".

"Dans tous les cas, la volonté de la ville est d’être très attentive à cela. Ce sont des quartiers où on voulait et on continue à vouloir améliorer ce mobilier urbain dont on parle. C’est important parce que c’est la vie d’un quartier, c’est la beauté d’un quartier, ce sont les rénovations d’un quartier et les commerçants. Vous savez, dans ce quartier compliqué, la volonté de la ville est de faire revenir justement le commerce et les personnes pour profiter de ces quartiers-là. Pour nous c’est quand même quelque chose qui est extrêmement important à une période difficile".

La ville va à la rencontre des commerçants, des habitants, mais qu'en est-il des jeunes qui sont incriminés samedi soir dans les violences? "Je pense que ça se fait continuellement. Nous avons des services à la ville qui font de la prévention. Une répression n’est possible que lorsqu’il y a eu prévention au préalable, et que la prévention a raté. Ici, manifestement, ce que j’ai  inacceptable, c’est que les personnes qui avaient l’intention de fêter quelque chose se sont retrouvées avec d’autres probablement qui ont voulu, eux, tout casser. Mais c'était plus que casser, c'était aller contre l’autorité, aller contre les éléments d’une ville, c’est-à-dire son mobilier, ses commerces. C'était aller jusqu’à mettre en question un des événements phares de la ville, Les Plaisirs d’Hiver".

Un problème dans la chaîne de commandement ?

Une polémique a émergé autour de la présence des forces de l'ordre lors de cet événement, certains leur reprochant d'avoir agi trop tard, d'où les nombreux dégâts occasionnés. Les pompiers, eux, évoquent des policiers en sous-effectif, et des ordres ambivalents et inadéquats.

Ce à quoi l'échevin répond que "la police était présente dès le départ. Parce qu’on pouvait supposer qu’il y aurait un rassemblement de personnes pour fêter l’une ou l’autre chose. Ça arrive, n’est-ce pas, dans la vie d’une ville, notamment à Bruxelles. Je vous rappelle quand même que Bruxelles est l’endroit en Belgique où il y a le plus de manifestations, dans tous les sens du terme".

Ce sont des personnes qui donnent une image catastrophique de Bruxelles

"Ce n’est pas une question de savoir quel est le pays ou quels sont les pays qui jouent ou qui vont jouer. Donc il y a toujours un dispositif, parce que c’est un rassemblement. Par après, il y a eu des personnes qui sont venues intentionnellement dégrader tout cela, ce sont ces personnes-là qu’il faut absolument poursuivre parce que — je répète — ce sont des personnes qui donnent une image catastrophique non seulement sur l’ensemble d’une communauté, mais aussi sur le centre de Bruxelles et surtout sur l’attractivité du centre de Bruxelles. Donc on ne peut rien laisser au hasard".

Concernant les ordres contradictoires, "nous verrons comment s’est passé la chaîne de commandement, comment les événements se sont passés exactement, à quel moment et pourquoi la police est intervenue. Tout ça, il n’y a pas de secret à cela, ça devra être analysé et rendu public, c’est évident".

Il est donc trop tôt pour déterminer les responsabilités. "Ce que moi je demande depuis samedi soir, c’est qu’il y ait en tous les cas une prise de conscience qu’il y a des policiers qui ont fait leur travail, ça c’est évident, ensuite qu’il y a les commerçants qui ont subi des préjudices, et que la ville aura une responsabilité vis-à-vis de ces commerçants pour se préoccuper, surtout dans ces moments difficiles où le centre-ville est déjà particulièrement touché".

Suite à ces événement, la Ville "va encore être beaucoup plus attentifs et probablement on va prendre d'autres mesures pour certains matchs".

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