Semaine de la mobilité: "Bruxelles mérite de l'air pur et un trafic fluide" (Elke Van den Brandt)

Elke Van den Brandt : " Bruxelles mérite de l’air pur et un trafic fluide "
Elke Van den Brandt : " Bruxelles mérite de l’air pur et un trafic fluide " - © Tous droits réservés

A l’occasion du début de la semaine de la mobilité, Aline Wavreille a parcouru ce lundi matin les rues de Bruxelles pour aller à la rencontre de personnalités actives sur le terrain de la mobilité bruxelloise. Incontournable, Elke Van den Brandt, la nouvelle ministre régionale en charge de cette matière.

Est-ce que tous les quartiers sont suffisamment desservis en transport en commun à Bruxelles ?

Non, effectivement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on a fait un nouveau plan bus qui va desservir tous les quartiers avec aussi une fréquence plus importante. L’objectif, c’est que tout le monde puisse avoir une alternative attractive à la voiture.

Le métro, c’est l’un des grands projets de cette nouvelle législature. Un projet qui a fait l’objet de nombreuses critiques. Vous vous êtes convaincue que ça peut changer quelque chose en termes de mobilité ? Il y aura moins de voiture grâce au métro?

Oui c’est important. Mais il faut développer d’autres solutions en parallèle car cette extension ce n’est pas avant 10 ans. Voilà pourquoi il faut garder de l’énergie et des sous pour développer les bus, les trams en site propre. Voilà pourquoi on a fait un plan d’investissement avec la STIB pour qu’il y ait plus de bus, plus de trams.

A Bruxelles ces derniers mois on a vu débarquer des trottinettes, vélos, scooters partagés. Est-ce que c’est raisonnable de laisser ça aux mains de sociétés privées ? Est-ce que les pouvoirs publics n’ont pas un rôle à jouer ?

D’un côté c’est une opportunité. Car aujourd’hui, il ne faut plus être propriétaire de son mode de transport. Et ça peut vraiment changer la manière dont on se déplace. Mais cela doit évidemment être réglementé. Pour que les trottinettes soient bien garées, pour qu’il y ait des endroits de stationnement. Pour vous donner un exemple, une voiture Cambio représente 20 familles. Imaginez ce que cela donne comme place sur la route. De place qu’on peut utiliser pour faire des pistes cyclables, des trottoirs pour les piétons. Voilà pourquoi je pense qu’il y a vraiment une opportunité.

A Bruxelles, le gros souci ce sont aussi les navetteurs : 190.000 par jour. Vous avez proposé avec le gouvernement bruxellois la taxe kilométrique. Mais on voit déjà qu’en Wallonie il n’en est pas question…

On doit encore parler avec la Flandre, avec la Wallonie. La région wallonne a déclaré qu’elle était ouverte pour le débat. Débattons, regardons si on peut trouver une solution. En espérant qu’il y ait rapidement un gouvernement flamand pour que l’on puisse parler à 3. Ce n’est sans doute pas LA solution, mais si on sait déjà convaincre 20 pour-cent d’automobilistes à venir autrement à Bruxelles, il n’y aura plus d’embouteillage. 20 pour-cent, c’est faisable. Bruxelles mérite de l’air pur et un trafic fluide. Et je pense que c’est vraiment possible.

 

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