Electromécanique: un métier en pénurie où les femmes sont encore trop rares

Les six diplômées et les participants au projet
Les six diplômées et les participants au projet - © C.Biourge - RTBF

Qui détient un diplôme en électromécanique ? Des hommes, la plupart du temps... Mais c'est en train de changer. Ce mardi, six femmes ont reçu un diplôme d'agent de maintenance en électromécanique.

Elles ont bénéficié d'une nouvelle formation mise en place grâce à un partenariat entre le privé et le public. Les candidatures féminines étaient prioritaires. A la clé, un emploi chez Engie Cofely, filiale de l'ex-GDF-Suez.

L'occasion de créer des emplois dans un métier en pénurie, mais aussi de combattre les préjugés, comme nous l'explique Stan de Pierpont, directeur d'Engie Cofely : "Le problème se situe plus au niveau de l'encadrement qu'au niveau des ouvriers sur place. Mais vous savez que le monde de la technique est un monde qui est quand même un peu macho, très masculin, avec parfois des blagues un peu graveleuses ; et donc, forcément, il faut préparer les ouvriers et le personnel d'encadrement à l'arrivée d'un personnel féminin".  

"Hyper motivées, méticuleuses"

Pour Stan de Pierpont, il faut provoquer un changement de culture, d'autant que  les femmes apportent un plus dans ce métier : "Elles sont hyper motivées, elles sont méticuleuses, elles sont organisées...et franchement, ce sont tous des atouts qu'elles peuvent apporter à l'entreprise, qui sont absolument importants".

Les nouvelles diplômées signeront leur contrat dans quelques jours. Leur mission : la maintenance d'installations électriques. Elles travaillerons dans un immeuble de bureaux, un hôpital, un aéroport ou encore une piscine. Elles sont toutes très motivées.

La formation d'un an était ouverte à tous les demandeurs d'emploi. Sur une quarantaine de candidatures, huit ont été retenues. Six ont obtenus leur diplôme ce mardi. Les deux autres terminent leur formation en horaire décalé.  

La test, en tout cas, est concluant. Cette formation va se poursuivre à Bruxelles et s'étendre en Wallonie. Engie Cofely recherche toujours une septantaine de techniciens.