Electricité dans l'air entre cinq communes et le gestionnaire du réseau de transport Elia

Gouy-lez-Piéton
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La démarche n'est pas courante : cinq communes ont déposé un recours commun auprès du gouvernement wallon contre le permis d'urbanisme accordé à Elia pour la reconstruction de sa ligne à haute tension entre Courcelles et Tubize. Les cinq communes, Tubize, Ittre, Nivelles, Seneffe et Courcelles estiment que les fonctionnaires techniques et délégués de Charleroi et du Brabant Wallon ont écarté beaucoup trop vite leur demande d'enfouissement de cette ligne.

Cette ligne, qui va de Gouy-lez-Piéton à Oisquecq, a été installée en 1959 et devient vétuste. Elia, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité, veut donc remplacer les 64 pylônes qui traversent les cinq communes sur 23 kilomètres. Au grand dam de celles-ci. A Seneffe, par exemple, quatre lignes traversent le territoire, en plus des nombreuses éoliennes installées. Difficile de trouver un paysage vierge de pylône, mais il y n'a a pas que cela, explique Bénédicte Pol, la bourgmestre : " Des riverains se plaignent de nuisances sonores dans certaines conditions météorologiques. Il faut compter aussi sur le champ électro-magnétique, pour lequel certaines personnes sont fort sensibles".

A Courcelles, le village de Gouy-lez-Piéton est particulièrement concerné, rappelle Tim Kairet, l'échevin de l'environnement. "Il y a évidemment la question des paysages : Gouy est particulièrement impacté en raison de la présence de deux sous-stations de production d'électricité. Il y a deux rues fortement peuplées qui sont surmontées de trois lignes à haute-tension. Les gens sont donc fortement sensibilisés, et la tempête de juin 2016 a marqué les esprits : plusieurs pylônes sont tombés et les cables pendaient dans les jardins et sur les toits des maisons !".

Une nouvelle ligne à haute tension vient justement d'être installée par Elia en souterrain dans cette zone ( Manage-Seneffe), le long du canal. Pourquoi ne pas en profiter pour installer celle-ci aussi, puisqu'elle passe au même endroit ? Elia a estimé que cela ne se justifiait pas, ce qui fait rager Bénédicte Pol. " Hé oui, les nouvelles lignes ont les met dans le sol, mais ici Elia est déjà propriétaire des emprises dans le sol, c'est vrai que c'est un élément financier dont il faut tenir compte. Pourtant, cette ligne existe depuis 50 ans. Si on la renouvelle, on est reparti pour 50, 60 ans. C'est donc le moment de prendre la décision de faire autre chose ..".

 

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