Electrabel: le personnel de Namur craint aussi pour son avenir

La difficulté chez Electrabel, confient les syndicalistes, c'est qu'il est quasi impossible d'avoir une vision à moyen terme des intentions de l'entreprise. Dans un délai de six mois, tout peut changer. Or, les réorganisations qui touchent le siège de Strépy peuvent non seulement avoir des conséquences sur Namur mais aussi annoncer d'autres bouleversements.

Dans l'immédiat, la première crainte du personnel namurois porte sur l'avenir du service qui envoie les factures, une quinzaine de personnes. Electrabel étudie la possibilité de sous-traiter ces activités. Cette question-là est la plus pressante.

A côté, le rapatriement des activités de Strépy et d'une partie de Bruxelles devrait ramener sur Namur une petite centaine de personnes. Que le bâtiment, nous dit-on, aura des difficultés à loger. Un indice qui accroît la méfiance des Namurois.

Ils voient planer des menaces sur le service "clients résidentiels" - 150 agents (la moitié du personnel local) d'autant qu'Electrabel met en place des procédés qui peuvent réduire le recours à leur service. 

Et, à terme, certains appréhendent le regroupement des activités qui subsisteraient dans un seul site, par exemple bruxellois.

Carl Defoy

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