Elections un an après-Chièvres : le bourgmestre a ouvert la majorité aux écolos

Bruno Lefèbvre, quatrième sur la liste PS a profité du nouveau code de démocratie locale et a ravi l'écharpe à l'ancien bourgmestre Michel Miroir. A Chièvres, comme à Ath, c'est l'électeur qui a choisi le bourgmestre, pas le parti.

Et le tout jeune bourgmestre -un des plus jeunes de la Province de Hainaut- a décidé d'ouvrir la majorité aux écolos. Les verts n'avaient qu'un seul élu. Il occupe une place d'échevin, avec des compétence sur la ruralité, l'environnement, et la mobilité.

De quoi chambouler la façon de fonctionner des anciens, ce qui n'est pas nécessairement pour déplaire au jeune mayeur. Un mayeur qui sera contraint de présenter un budget en déficit à la fin de l'année. "Deficit contrôlé, dit-il, il a d'ailleurs fallu prendre des mesures impopulaires, comme l'augmentation de l'IPP au maximum, soit 8,8 %".

Il faut dire aussi, qu'en un an, les dépenses à assumer n'ont pas été minces :

° une nouvelle caserne école pour les pompiers, inaugurée en grande pompe dans le courant de l'automne 2013, mais toujours innocupée jusqu'ici.

° des radars volants

° une débroussailleuse

° et quelques gros travaux d'aménagements (relais sportif, centre culturel, atelier rural pour PME).

Chièvres a aussi des projets, comme celui d'une maison de village à Huissignies.

Dans les tablettes aussi, une volonté de profiter de la présence de la base militaire américaine. Une collaboration se met en place pour que les américains, qui vivent jusqu'ici pratiquement en autarcie, descendent en ville, fréquentent les commerces et osent se fondre dans la population. Tout le monde aurait, c'est vrai, à y gagner.

Manu Delporte

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