Effervescence printanière chez les agriculteurs en Hesbaye et dans le Condroz

L'effervescence printanière est constatée dans les fermes. A 84 ans, Stéphane Marneffe est occupé dans ses prairies. Il faut de l'eau pour le bétail qui va bientôt arriver et il faut réparer les clôtures.
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L'effervescence printanière est constatée dans les fermes. A 84 ans, Stéphane Marneffe est occupé dans ses prairies. Il faut de l'eau pour le bétail qui va bientôt arriver et il faut réparer les clôtures. - © Marc Mélon RTBF

Dans le village d'Abolens, le soleil est présent ce matin. Stéphane Marneffe est au volant de son tracteur. Direction: les prairies où le bétail sera bientôt de retour. Stéphane Marneffe, 84 ans, explique: "Nous avons beaucoup de travail. Les vaches seront bientôt de retour dans les prairies. Il faudra aussi vérifier les clôtures dans les prairies car en fin de saison, au mois de novembre, elles passent la tête sous les clôtures car l'herbe commence à manquer. Les vaches seront contentes et celui qui soigne les bêtes également".

Ravitaillement quotidien

Les bovins boivent beaucoup d'eau. Stéphane Marneffe viendra quotidiennement ravitailler le bétail. L'agriculteur, octogénaire, explique: "Surtout les vaches laitières et les vaches qui nourrissent les veaux. Les bovins boivent quarante litres d'eau par jour. En été, je viendrai tous les jours, surtout en été. Dans cette prairie, il y a deux bacs car un ne suffit pas toujours".

Admiratif devant le travail de son père

Michel Marneffe, le fils de Stéphane, est admiratif devant le travail réalisé par son père: "Papa a 84 ans. On espère arriver à cet âge là dans cette condition physique là. Papa est autonome et est toujours partant pour travailler. On souhaite à chacun d'être dans cet état là".

Impatient de se mettre au travail

A Villers-le-Bouillet, dans le Condroz, Fernand Peigneux, 87 ans, s'est levé à 6 heures ce matin. Il était impatient de travailler. "Je défonce le labour pour que la terre sèche correctement. Dans les prochaines heures, nous allons planter des betteraves sucrières. Tout se passe bien. Le soleil est de la partie et aujourd'hui je n'ai pas l'impression de conduire un tracteur mais bien une voiture", dit Fernand Peigneux.

Témoins de l'évolution technologique

Stéphane Marneffe et Fernand Peigneux, octogénaires, toujours au travail, sont les témoins de l'évolution technologique. Fernand Peigneux explique: "J'ai commencé à l'âge de 14 ans avec deux chevaux. Maintenant, je pilote un tracteur de 250 chevaux avec une largeur de travail de six mètres alors qu'à mon époque la largeur était d'à peine deux mètres".

Pas besoin de GPS

Philippe Peigneux applaudit le travail effectué par le paternel: "A son âge, c'est remarquable. Avoir une machine comme cela derrière son tracteur, ce n'est pas évident. Comme vous pouvez le constater, il prend la largeur de la machine entière. Il n'a pas besoins de GPS, d'un soutien électronique. C'est l'oeil du vieux".

Stéphane Marneffe et Fernand Peigneux espèrent encore travailler quelques années.

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