Ecoles bruxelloises : la plainte flamande menace ''la paix institutionnelle'', a déclaré C. Picqué

Charles Picqué sur la procédure flamande : ''Il y a là une réelle agressivité ; une attitude que je ne comprends pas !''
Charles Picqué sur la procédure flamande : ''Il y a là une réelle agressivité ; une attitude que je ne comprends pas !'' - © Belga

Le ministre-président Charles Picqué a commenté la procédure menée devant la Cour constitutionnelle par le gouvernement flamand à l’encontre de son homologue bruxellois. Le nœud du problème : le premier reproche au second d’avoir apporté un soutien financier à la création de 3800 places dans les écoles fondamentales de la capitale. Une matière gérée normalement par les communautés et non les régions.

Vendredi, au parlement bruxellois, point de rose entre les dents mais plutôt quelques paroles pleines d’épines… ''La volonté de la communauté flamande de faire respecter la plus stricte orthodoxie institutionnelle est assez agressive'', déclare le ministre-président bruxellois, Charles Picqué.

Dans les faits, le gouvernement flamand conteste devant la Cour constitutionnelle le soutien financier apporté par le gouvernement bruxellois à la création de 3800 places supplémentaires dans les écoles fondamentales à la rentrée prochaine. Des places pourtant plus que nécessaires.

''J’ai constaté qu’il y avait une demande de voir le futur arrêt de la Cour constitutionnelle rétroagir à la date de l’arrêt rendu sur les crèches. Il y a là une réelle agressivité ; une attitude que je ne comprends pas !'', lance encore Charles Picqué.

L’enseignement est une matière communautaire, non régionale, argumente le gouvernement flamand. Du coup, la région bruxelloise n’avait pas à financer la création de ces places scolaires supplémentaires, estime-t-on du moins au nord de la frontière linguistique.

Réponse du premier bruxellois : ''Je voudrais dire ceci à mes amis néerlandophones : je ne vous cache pas que le bon aboutissement de la procédure aurait de grosses conséquences sur la paix institutionnelle.'' Le ton est donné.

Philippe Carlot

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