Eclaircie chez NLMK-Clabecq : les employés approuvent le plan industriel de la direction

Eclaircie chez NLMK-Clabecq : les employés approuvent le plan industriel de la direction
3 images
Eclaircie chez NLMK-Clabecq : les employés approuvent le plan industriel de la direction - © Tous droits réservés

Cela faisait quelques semaines que rien ne filtrait des négociations en cours chez NLMK Clabecq. Mais ce matin, le ciel gris du site sidérurgique de Ittre a laissé apparaître une éclaircie. Au terme d’une assemblée du personnel, les employés ont majoritairement approuvé le plan industriel présenté par la direction. Les employés ont avalisé le plan financier relatif à leurs rémunérations futures. Cela concerne donc les travailleurs qui pourront rester sur le site après la restructuration.

"Le plan a été accepté à 88% par les employés et les cadres, ce matin", explique Pascal Strubbe, permanent FGTB. "En faisant des compromis, on est arrivé à quelque chose d’équilibré pour la viabilité future de l’entreprise, ainsi que pour les travailleurs. Si la masse salariale a été diminuée, on a tout de même trouvé 2 millions d’euros sans aller chercher l’argent dans la poche des travailleurs. Enfin, presque pas. Et cela, en tirant sur les bonnes manettes. Evidemment, cela n’a pas été facile. Cette restructuration a été extrêmement difficile".

Prochaines étapes

"Maintenant, il reste à régler le volet des protections", précise Pascal Strubbe. "Car dans le personnel impacté, il y a des travailleurs protégés, c’est-à-dire des délégués syndicaux. "Donc, il va falloir lever ou non les protections au SPF (Service Public Fédéral) en bureau de conciliation".

Bon nombre de travailleurs avaient récemment exprimé des doutes sur la viabilité du site à moyen terme. "Nous avons en tout cas planté l’arbre pour la pérennisation de l’entreprise ; en tout cas jusqu’en 2023. Pour la suite, je n’ai pas de boule de cristal. Mais par rapport à la menace totale qu’avaient proférée les actionnaires russes, on a quand même pérennisé une partie de l’emploi et le site jusqu’en 2023. C’est une bonne nouvelle pour l’ouest du Brabant wallon qui est impacté par une série de restructurations".

Dans les prochains jours, les noms des travailleurs contraints au départ et les noms de ceux qui pourront rester seront connus.

Incertitudes côté ouvriers

Du côté des ouvriers, la situation est moins claire, à ce jour. "On finalise les derniers points", affirme Matteo Villani, représentant FGTB pour les ouvriers. "Le plan n’est pas commode. Mais cela devrait passer". Le vote des ouvriers devrait intervenir dans quelques jours. "Si on veut continuer, il faudra bien passer par le plan industriel proposé. Aujourd’hui, l’ambiance sur le site est pesante. C’est logique ! Les noms des travailleurs touchés par la restructuration seront bientôt connus. C’est difficile de travailler dans ces conditions. Cela fait 5 mois que cela dure. Il est temps qu’on sache. Pour l’avenir, on sent qu’il y a une volonté de la direction d’aller de l’avant. Et pour la suite, on verra bien".

Côté CSC, on indique que le vote des ouvriers devrait être organisé lundi ou mardi. "Comme pour les employés, les ouvriers connaîtront une modération salariale limitée. Leur salaire net ne sera pratiquement pas impacté. Je tiens à dire que les discussions ont été difficiles, mais nous avons sauvé une partie des emplois", explique Lahoucine Ourhribel, permanent CSC. "Par ailleurs, il y aura un suivi mensuel pour vérifier le respect des accords prévus. Un groupe technique sera chargé d'assurer le bon fonctionnement des machines. Un groupe sécurité devra éviter les accidents que l'on a connus par le passé. Les investissements consentis devront assurer la viabilité du site dans les prochaines années. Reste une inconnue: l'évolution du marché".

Listing douloureux

Dans les prochains jours, les travailleurs seront fixés sur leur sort. Ce sera la fin de plusieurs mois de stress et d'incertitudes pour ceux qui ignorent de quoi demain sera fait. On connaîtra la liste des ouvriers, employés et cadres contraints au départ. "Ce sont des moments très difficiles", souligne Lahoucine Ourhribel. "Nous avons fait le maximum pour obtenir des indemnités dignes. Par ailleurs, des cellules de reconversion accompagneront les personnes licenciées. Sauf contre-temps, la phase 2 de la procédure de la Loi Renault sera terminée le 27 juin prochain".

Nous avons tenté d'obtenir un commentaire de la part de la direction. En vain, pour l'instant. Quant à la Sogepa, le bras financier de la Région wallonne, elle reste actionnaire de l'entreprise.  

 

 

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK