Ebola: les syndicats de Brussels Airlines demandent plus de protection

La CGSLB, tout comme l'UBT la FGTB-Transport, demande un plan d'action global pour tout l'aéroport.
La CGSLB, tout comme l'UBT la FGTB-Transport, demande un plan d'action global pour tout l'aéroport. - © ERIC LALMAND - BELGA

En Belgique, il n'y a toujours aucun cas reconnu officiellement, mais l'inquiétude grandit, notamment au sein du personnel de l'aéroport de Zaventem. Brussels Airlines par exemple fait toujours la liaison avec l'Afrique de l'Ouest et les syndicats demandent plus de protection pour le personnel à bord et au sol. D'autres, les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne ont déjà pris ce type de mesure.

Depuis la fin du mois d'août, Brussels Airlines est, par exemple, la seule compagnie (non-africaine) qui rejoint Monrovia, capitale du Libéria, pays le plus touché.

D'après Peter Börner (de la CGSLB, syndicat libéral), les pilotes et les équipes de bord (des volontaires) sont de plus en plus frileux à partir. "Ils ont vraiment peur qu’il leurs arrive quelque chose."

La porte-parole de Brussels Airlines, Kim Daenen, tempère : "On a encore assez de personnel de cabine qui veulent encore opérer. Mais c’est vrai qu’il y a de plus en plus de cabine crew qui ne veulent plus opérer." Ils seraient moins de 10% d'après la direction. Mais ce qui inquiète le syndicat libéral, c'est le manque de garanties de sécurité.

Même si la température des passagers est prise à l'embarquement, pour Peter Börner, "le problème est que s’il y a un doute sur un passager contaminé avec l’Ebola, il n’y a pas suffisamment de plan pour protéger le personnel de bord. Et dans ce cadre-là, on a dit qu’on va suspendre le vol jusqu’au moment où qu’il y a un plan commun, un plan uniforme."

Le syndicat libéral réclame également un check-up complet des passagers à leur sortie de l'avion. Même si l'efficacité de la mesure n'est pas prouvée.

La CGSLB, tout comme l'UBT la FGTB-Transport, demande un plan d'action global pour tout l'aéroport. Y compris pour le personnel de contrôle ou les bagagistes.

Le syndicat socialiste appelle ses membres, sur le tarmac, à ne pas manipuler les bagages provenant des zones à risque.

Hélène Maquet, Daphné Van Ossel

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