E. Huytebroeck veut limiter le son des concerts et boites de nuit à 90 décibels

Le volume sonore atteindrait maximum 90 décibels, à moins que les locaux soient bien isolés et que des bouchons d’oreille soient mis à disposition du public. Il serait alors possible de pousser le son jusqu’à 95 décibels, ce qui reste raisonnable, estime le professeur Michel Gersdorff.

"C’est une norme qui me parait tout à fait correcte. C’est vrai qu’au-delà de 90 décibels, les bruits peuvent être toxiques pour l’oreille interne, et certainement, à partir du moment où ça dépasse les 95 ou 100 décibels."

De plus, si les boites ou les salles de spectacle aménagent une zone de repos pour les oreilles qui fait au moins 30% de l’espace, 102 décibels seront acceptés autour de la scène. Ce qui fait une grande différence.

"Effectivement, les décibels sont logarithmiques. 102 décibels sont donc beaucoup plus intenses que 90. Mais le fait de permettre de quitter la salle et de reposer ses oreilles est certainement un facteur très positif. Le problème en fait, c’est la durée d’exposition. La durée est un paramètre qui est peut-être plus important que le paramètre intensité."

Alors faut-il s’attendre à constater une baisse spectaculaire des niveaux sonores ? La réponse est non. Ce ne sera finalement pas si différent d’aujourd’hui.

"On monte quand même rarement et heureusement à des intensités nettement plus importantes. La plupart du temps, on reste autour des 90-95 décibels."

L’arrêté de la ministre Huytebroeck devrait être présenté au gouvernement bruxellois au printemps.

Notez que certaines boites du nuit font partie du label Quality Nights qui vise au bien-être du public festif et des professionnels de la nuit. Pour en savoir plus sur cette initiative et les lieux labellisés, rendez-vous sur leur site internet.

Robin Cornet

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