Dutch E-Motion: 24 jeunes Montois à la conquête du néerlandais

Dutch E-Motion: en 2020, ces 24 jeunes Montois seront tweetalig
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Dutch E-Motion: en 2020, ces 24 jeunes Montois seront tweetalig - © RTBF

Ils auront 18 ans en 2020 et ils ont le même objectif: apprendre le néerlandais. Ces 24 jeunes ont répondu à l'invitation de l'asbl Centre polyglotte de Mons et de l'école de langues Polyac: se lancer dans le projet Dutch E-motion. Un coaching gratuit étalé sur une période de trois ans correspondant aux trois dernières années des humanités. Les cours sont donnés en semaine mais aussi sous forme de stages pendant les vacances scolaires. C'est le cas en cette période de vacances de Pâques.

Le petit frère de "J'aurai 20 ans en 2015"

Ce programme "Dutch E-motion" est inspiré d'une première expérience menée entre 2010 et 2015, un groupe de jeunes avait également été formé de la même façon, avec des parrains et des partenaires flamands. Mais à l'époque, les organisateurs avaient constaté qu'à la fin des humanités, le groupe s'était éparpillé en raison notamment des départs de certains à l'étranger. D'où le choix d'un programme sur trois ans. D'autant que comme l’explique le professeur de néerlandais, Daniel Schoemans, c'est un âge idéal:"16-18 ans c'est vraiment une période charnière, on est à la découverte de soi et de ce qu'on veut devenir". C'est d'ailleurs sur base de leurs motivations que ces jeunes ont été sélectionnés dans six écoles montoises. Chacun a un projet de vie bien précis par rapport au néerlandais. Cela va de la jeune fille qui rêve d'étudier dans une grande école de mode jusqu'au jeune homme qui veut s'engager dans l'armée, en passant par ceux qui voient la connaissance du néerlandais comme un atout pour leur future vie de journaliste ou d'ingénieur.

Des rencontres avec des partenaires flamands

Ce projet se fait en collaboration avec une école de Gand.  Là-bas une trentaine de jeunes suivent intensivement des cours français. Lors des activités, le principe est simple, on parle la langue de la région où on se trouve. Les premières expériences ont été positives. "Le courant est passé tout de suite", "on arrivait à se comprendre", "ils nous traduisaient un mot de temps en temps"... racontent les jeunes. Un des prochains rendez-vous sera la Ducasse de Mons, à la fin du mois de mai. Les jeunes Gantois seront guidés par les Montois, en français cette fois!

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