Duferco-NLMK: les syndicats répondent aux actionnaires

Dans son communiqué NLMK affirme qu'il n'apportera plus son soutien financier à son usine louviéroise. Le groupe russe exige en effet une reprise des négociations et avait donné comme ultimatum : fin novembre. Pour les syndicats il s'agit là d'un exercice de musculation alors qu'ils viennent eux aussi de hausser le ton exigeant un vrai plan industriel avant de retourner à la table des négociations. Manu Morais secrétaire régional  Setca du centre estime pour sa part que cela suffit : "Je pense que maintenant, il y a un minimum de sérieux, en 3 ans, nous avons eu 3 plans, à chaque fois des plans qui ont été modifiés, à chaque fois dans le même plan, on dit qu'il faut des investissements, aujourd'hui, les seuls investissements qu'il y a, c'est de dire, on réduit les coûts."

Crainte d'un agenda caché

La FGTB et le SETCa craignent  un agenda caché pour NLMK, mais aussi pour Duferco La Louvière situé sur le même site. "Quand on constate du côté de Duferco La Louvière, on y perd encore de l'argent, on demande énormément d'efforts dans le chef des travailleurs," explique Daniel Vadergotten Permanent FGTB; "et alors on a le sentiment ou l'impression que ils n'y croient pas. Dans la lecture de ce plan, on se pose aussi quand même quant à l'avenir de Duferco La Louvière".

Aide remboursée?

Duferco a par ailleurs bénéficié d'une aide de la Région wallonne, aide, disent les représentants des travailleurs, dont remboursement pourrait être exigé. Dans ce contexte plus que houleux, les syndicats attendent maintenant du Ministre wallon de l'économie Jean Claude Marcourt qu'il programme une réunion avec les trois parties. Celle -ci pourrait être organisée dans les prochains jours.

RTBF

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