Droixhe: démolition de tours que les autorités continuent à payer

Droixhe: on démolit mais on n'a pas fini de payer
Droixhe: on démolit mais on n'a pas fini de payer - © François Braibant

A Droixhe, la démolition des immeubles de la rue de la Croix-Rouge a commencé. Sur place, il reste trois tours. Le désamiantage des deux premières est terminé. Les pelleteuses sont sur place. Les ouvriers sont occupés à mettre le gros-oeuvre intérieur à nu. D'ici quelques semaines, ces tours ne seront plus qu'un souvenir. Sauf que, ces immeubles démolis, il va falloir continuer à les rembourser.

Un million et demi d'euros. C'est ce que doit rembourser tous les ans la Filiale Immobilière Publique pour les immeubles de Droixhe. Un peu comme ces conducteurs qui déclassent une voiture qu'ils n'ont pas fini de payer, la maison liégeoise a dû se résoudre à démolir des immeubles qu'elle n'avait pas fini de rembourser.

Maggy Yerna, échevine du logement et présidente de la Filiale Immobilière Publique: "Il nous reste pratiquement 20 ans à rembourser, y compris pour des immeubles qui n'existent déjà plus puisqu'on a déjà procédé à un certain nombre de démolitions. Les plus anciens étaient eux complètement remboursés puisqu'ils dataient du début des années 50, et les plus récents d'entre eux, au nombre duquel se trouvent les tours de Croix-Rouge, seront démolis dans les prochains jours. C'est de l'argent qui va à la poubelle, oui et non dans la mesure où nous avons d'abord tenté par deux appels européens une rénovation des tours en question et qu'il s'avère économiquement et techniquement parlant qu'une démolition-reconstruction coûte moins cher qu'une rénovation".

La Filiale Immobilière Publique reçoit de l'argent wallon pour rembourser cet emprunt. Pour les plus récents des immeubles démolis, il reste vingt ans à payer.

François Braibant

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