Dour Music Festival: Snoop Dogg devra éviter la fumette sur scène

Le rappeur américain lors d'un précédent concert
Le rappeur américain lors d'un précédent concert - © RTBF

Le Procureur du Roi, Christian Henry, veut serrer la vis. Y compris pour les artistes qui se produisent, sur le site du festival de Dour. Pas question d'accorder une immunité particulière à qui que ce soit. On pense immédiatement à l'une des têtes d'affiche, Snoop Dogg. Attendu dimanche soir, à Dour, l'artiste a coutume de fumer un joint en plein concert.

Christian Henry n'y va pas par quatre chemins : "Il y a des choses qui ne fonctionnent pas correctement. On doit remettre en place une série d'opérations". Le Procureur du Roi veut mettre à mal la réputation du Dour Music Festival. "Cette image de marque, très négative, tant pour la région que pour le festival, qui veut que 'vous allez à Dour, vous pouvez faire n'importe quoi'...on doit faire en sorte que cette zone de non-droit retourne dans le giron de la justice".

Les contrôles sont donc renforcés. "Hier, il y a eu une dizaine d'interpellations sur les campings. Des personnes ont été privées de liberté. L'un d'entre eux a même été placé sous mandat d'arrêt". Ce dernier, un dealer namurois, était en possession de plus de 200 pilules d'ecstasy, ainsi que de la cocaïne, du speed et d'autres substances. Les "simples consommateurs" contrôlés ont dû abandonner leur "marchandise" aux policiers.

Et les artistes, alors? "Ils ne bénéficient d'aucune immunité particulière!". Christian Henry l'a fait savoir aux organisateurs du DMF, des contrôles peuvent viser les groupes attendus sur scène. Dimanche, à 23h, le rappeur californien Snoop Dogg est attendu sur la "Last Arena". Grand amateur de marijuana, l'artiste fume régulièrement sur scène. Fera-t-il l'objet d'un contrôle, avant le show? Au parquet de Mons, on n'exclut rien.

Le back-stage n'est pas non plus une zone de non-droit. A la question de savoir si des concerts pourraient être annulés, si l'un ou l'autre artiste était contrôlé "positif", Christian Henry répond que "ce n'est pas son problème. La loi est la même pour tout le monde".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK