Dossier D'Onofrio: la chambre des mises doit rendre son arrêt ce lundi

Luciano D'Onofrio, l'ex-patron du Standard de Liège.
Luciano D'Onofrio, l'ex-patron du Standard de Liège. - © MICHEL KRAKOWSKI-YORICK JANSENS - BELGA

Plusieurs inculpés avaient interjeté appel. Ils vont donc être fixés sur leur sort, même si ce dossier a tout d'un ratage judiciaire.

Le dossier D'Onofrio, c'est une sorte de catalogue des trucs et ficelles en vigueur dans le million du ballon rond, pour payer le moins d'impôts sur les salaires vertigineux des vedettes du foot: paiement de commissions à des intermédiaires sur des comptes de sociétés panaméennes ou anglo-normandes ; gonflement des "droits à l'image" nettement moins taxés ; contrats antidatés ; fausses conventions d'échange de joueurs ; prime à la signature versée en noir... Entre autres.

Et lorsque l'argent de ces fraudes fiscales ou sociales est réinvestit dans l'économie réelle, c'est du blanchiment. C'est du moins la thèse du procureur du Roi.

Mais voilà, les premiers soupçons, les premiers cas douteux, ont presque vingt ans d'âge. Et, depuis le début de l'enquête, des avocats se sont ingéniés à dégrossir le dossier D'Onofrio, à l'amoindrir, à l'élaguer: suspicions légitimes, vices de formes, prescriptions, appels et pourvois en tous genre, ont déjà permis d'écarter de nombreuses charges, ou de gagner du temps.

Dès lors, la question de la chambre des mises en accusation de ce lundi, c'est: que va-t-il rester des chefs d'inculpation, et contre qui ? Et puis, subsidiairement: un jugement sur le fond de l'affaire peut-il encore intervenir dans un délai raisonnable ?

Michel Grétry

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