"Dodo La Saumure" a manifesté son intention de se pourvoir en cassation

"Dodo la Saumure" à la sortie du tribunal ce vendredi 20 septembre
2 images
"Dodo la Saumure" à la sortie du tribunal ce vendredi 20 septembre - © Fabrice Gérard

En juin dernier, le célèbre propriétaire de maisons closes Dominique Alderweireld, alias Dodo La Saumure, avait été condamné à cinq ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Tournai pour proxénétisme aggravé. L’homme a depuis lors interjeté appel. Ce vendredi matin, la Cour d'Appel de Mons a confirmé la peine de cinq ans avec sursis, ainsi que les amendes. Mais elle ne le reconnaît plus coupable de traite d’êtres humains.

En juin dernier, le tribunal correctionnel de Tournai avait reconnu Dominique Alderweireld coupable de proxénétisme, de blanchiment d'argent et d'être le chef d'une organisation criminelle.

Le ministère public réclamait 10 ans de prison. Finalement, Dodo La Saumure avait écopé de cinq années avec sursis. Plus l'obligation de rembourser les gains liés à son activité de proxénète, des gains estimés un peu moins de trois millions d'euros.

En appel, les avocats de Dominique Alderweireld ont une nouvelle fois demandé l'acquittement de leur client. Avec pour principal argument, que si l'exploitation de la prostitution est bien interdite en Belgique, elle y est tolérée depuis plusieurs années.

L’arrêt rendu ce vendredi matin par la Cour d’appel de Mons, en un sens, est plus lourd que la première condamnation de juin dernier. Il confirme bien la peine de cinq ans de prison avec sursis à l’encontre de Dominique Alderweireld, ainsi que ses amendes. Dodo La Saumure est toujours reconnu coupable de proxénétisme mais, cette fois-ci, sans la circonstance aggravante de traite d’êtres humains. L’arrêt ordonne également la fermeture de ses établissements.

Dominique Alderweireld a déjà laissé entendre qu'il comptait introduire un pourvoi en cassation, il dispose de quinze jours pour le faire.  Ecoutez les réactions du principal intéressé à la sortie du tribunal dans le reportage ci-dessus.

Fabrice Gérard, Xavier Van Oppens & Vincent Clérin

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK