Dites "Aaaaah": un adulte sur deux ne va pas chez le dentiste tous les ans

Un adulte sur deux n'a pas ouvert la bouche chez un dentiste en 2016. Ce sont des chiffres de la mutualité chrétienne. Une réalité encore plus criante en Hainaut avec 56%, dans le Luxembourg 58% et à Bruxelles avec 56%. Un contrôle annuel permet pourtant d'éviter les interventions plus lourdes. 

Voilà trois jours que cette dame a perdu une dent-pivot: "Je n'ose plus sourire". Cela faisait un petit temps qu'elle n'avait plus poussé la porte du cabinet dentaire (qui se situe juste en face de chez elle): "On ne vient pas par plaisir. Je me dis souvent que je vais venir détartrer, et puis, on remet. On se dit que tout va bien, donc on attend encore un peu."

Souffrir avant de prendre un rendez-vous

La plupart des patients attendent d'avoir mal pour prendre rendez-vous chez le dentiste. Mais c'est loin d'être un bon calcul car les soins sont souvent plus importants. Géry Ninove exerce depuis 37 ans et il constate une augmentation des appels en urgence: "C'est gonflé, les patients ont des pathologies plus lourdes. Si on avait pu soigner immédiatement, le soin aurait été très simple et puis là, on attend. Et alors, ce sont les antibiotiques, les anti-inflammatoires et bien-sûr des douleurs beaucoup plus importantes que le simple petit contrôle que peut représenter la visite annuelle chez le dentiste".

Avoir un bon suivi bucco-dentaire permet d'effectuer un détartrage, d'éviter des problèmes aux dents et aux gencives, mais aussi de payer moins cher. Les mutuelles remboursent 15% de plus les soins aux patients qui effectuent une visite par an.

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