Deuxième université d'été à Saint-Louis

L'université d'été était destinée à réfléchir à l'avenir de la Région bruxelloise (Illustration d'octobre 2010)
L'université d'été était destinée à réfléchir à l'avenir de la Région bruxelloise (Illustration d'octobre 2010) - © Belga Picture

La société civile bruxelloise s'est donné rendez-vous, ce week-end, aux facultés universitaires Saint-Louis, pour sa deuxième université d'été. Une université pour réfléchir à l'avenir de la Région concernant l’emploi, le logement, l’enseignement, etc. Un des ateliers était consacré à une réflexion: "travailler à Bruxelles".

A la question de savoir s'il créerait plutôt des emplois à haute valeur ajoutée à destination de navetteurs ou d'expatriés ou plutôt des emplois non qualifiés au bénéfice de la main-d’œuvre bruxelloise au chômage, le patron des patrons bruxellois, Jean-Claude Daoust, opte pour l'emploi à haute valeur ajoutée.

Nulle provocation pourtant de sa part, mais une raison de type macro-économique. "Ce sont les gens à haute qualification qui sont le moteur de l’embauche des personnes moins qualifiées, puisqu’ils sont le moteur économique évident, justifie Jean-Claude Daoust. Si la question est: « A la place, est-ce qu’on engage quelqu’un de moins qualifié? » Je réponds non, parce que la personne non qualifiée embauchée, ce sera une bonne nouvelle pour elle, mais pas pour l’ensemble du développement économique."

Du côté syndical, la secrétaire régionale de la CSC, Myriam Gérard, lance un véritable cri d'alarme. Bruxelles manque cruellement d'enseignants. "Dans les quartiers populaires avant tout. Ca commence déjà dans le primaire, où les institutrices maternelles deviennent institutrices primaires, donc il n’y a plus d’institutrices maternelles. On les remplace par des puéricultrices. Donc, c’est la chaîne sans fin », signale-t-elle.

En conclusion, le sociologue de la VUB, Eric Corijn, a invité les responsables politiques bruxellois à abandonner leurs visions monolinguistiques, monoculturelles et communautaristes pour représenter pleinement l'ensemble de la population. 

Philippe Carlot – Delphine Wilputte

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