Assises de Bruxelles: procès du meurtre du bijoutier de la Porte de Namur

Lors de l'attaque, ils étaient trois. Mais le troisième larron n'a jamais pu être appréhendé. Les deux accusés, Odintsov et Svintski, étaient fraîchement arrivés d'Estonie et comptaient regagner leur pays après leur forfait. Ils ont pu être interpellés par des passants, témoins de l'évènement. L'un d'entre-eux avait été blessé aux avant-bras par les tirs du bijoutier ; l'autre portait encore un pistolet factice.

L'arme du crime, qui a tué le bijoutier et blessé son frère n'a, elle, jamais été retrouvée. D'après les experts en balistique, il s'agirait d'un pistolet d'alarme trafiqué, dont les cartouches à blanc avaient été munies de projectiles.

Ce manque de pièce à conviction accréditerait la thèse des deux prévenus qui ont avoué leur participation au braquage mais nient les coups de feu mortels. Ils prétendent également ne pas connaître leur complice en fuite, qu'ils auraient rencontré fortuitement et qui leur aurait proposé le coup et distribué les rôles: Odintsov devait garder la deuxième porte de la bijouterie et "faire peur aux gens", pendant que Svintski remplissait les sacs de marchandises volées.

Un jury populaire de huit hommes et quatre femmes doivent les juger à partir de ce jeudi.

Betty Cleeren

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