Des travaux bruyants en pleine nuit à Bruxelles: est-ce vraiment autorisé ?

Un marteau-piqueur qui perce le bitume de l’Avenue Emile Bockstael en pleine nuit : voici la scène capturée par Julien, un habitant du quartier. "Les travaux ont commencé vers 1h du matin et ont continué jusqu’à 7h. L’immeuble tremblait, ça m’a empêché de dormir toute la nuit. J’imagine que je n’étais pas le seul. Je ne comprends pas qu’on puisse forcer les gens à travailler la nuit et qu’on perturbe le sommeil de tout un quartier", explique Julien.

Ces chantiers de nuit sont-ils vraiment autorisés par la commune ? La réponse est oui, dans certains cas. "Normalement, les chantiers sont autorisés que de 7 à 19h en semaine. Mais il y a une possibilité de dérogation pour des demandes bien précises", explique Michel Kutdendakana, responsable du contrôle en urbanisme de la Ville de Bruxelles.

Dans le cas de l’Avenue Emile Bocktael, ajoute-t-il, "la demande de dérogation émanait de la STIB et de Sibelga. Il s’agit d’un tronçon très fréquenté, des travaux en journée auraient causé des problèmes de circulation et de déviation pour les lignes de transports".

Michel Kutendakana l’assure : ces dérogations restent exceptionnelles. "On reçoit plein de demandes de dérogation, mais on n’en accorde que très peu", affirme-t-il. "Il faut que la demande soit justifiée avec des raisons techniques solides." Par ailleurs, dans le cadre du chantier de la rue Emile Bockstael, "la dérogation a d’ailleurs été accordée uniquement pour certaines nuits, le reste du chantier doit se faire entre 7 et 19h."

Le responsable en Urbanisme de la Ville prévient néanmoins : "Il arrive très souvent que des entrepreneurs privés effectuent des travaux la nuit ou le week-end sans dérogation. Dans ces cas-là, on vous conseille d’appeler la police".

 

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