Des sangliers causent des dégâts à Profondeville

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Photo d'illustration - © Flickr - Monica Arellano-Ongpin

Ras le bol de certains habitants de Profondeville. Les jardins sont devenus le terrain de jeu favori des sangliers. Régulièrement, pendant la nuit, ils s'aventurent à la recherche de nourriture. Résultat, au petit matin, les pelouses sont labourées.

Cette mésaventure, Philippe Denis l'a vécue à cinq reprises depuis le début de l'année. Sa propriété est située en bordure d'un bois. Au bout du jardin, une clôture pour empêcher les sangliers de passer, mais cela n'a pas suffi jusqu'à présent. "On suppose que les sangliers viennent maintenant par la rue. Dés le moment où ils trouvent un jardin qui est ouvert et bien ils se promènent, ils vagabondent. En clôturant à l’arrière du côté bois et en laissant ouvert du côté rue, c’est encore pire. Là, ils sont coincés et donc ils ne quittent plus le jardin".

Une clôture tout autour de la propriété, c'est effectivement la solution. Mais il faut du lourd, explique Philippe Blerot, inspecteur général du département de la nature et de la forêt : "Il faut une clôture solide. Une clôture de deux millimètres de diamètre, en l’enfonçant de trente centimètres en terre, avec 80 centimètres au-dessus et des piquets tous les trois mètres. Là, on a une clôture tout à fait suffisante qui permet de se prémunir contre l’invasion des sangliers".

Quelques recommandations supplémentaires malgré tout : ne pas laisser de restes de nourriture à l'extérieur, éviter le compost s'il n'y a pas de clôture. Enfin ce rappel : il est interdit de piéger, d'empoisonner ou de tirer les sangliers dans son jardin avec une arme à feu.

Les riverains savent donc ce qu'il leur reste à faire mais pour le coût des réparations, les habitants seront obligés de les prendre à leur charge. Les sangliers n'appartenant à personne, aux yeux de la loi, il n'y a pas de responsable identifié.

Hugues Van Peel

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