Des restaurateurs hennuyers veulent rouvrir en installant des chalets en bois mais le gouverneur s'y oppose

Giulio Fazzi ne pourra finalement pas accueillir des clients dans les chalets qu'il comptait installer sur le parking de son restaurant à Gozée.
Giulio Fazzi ne pourra finalement pas accueillir des clients dans les chalets qu'il comptait installer sur le parking de son restaurant à Gozée. - © rtbf-Grégory Fobe

Plusieurs restaurateurs de la région de Charleroi avaient envisagé d’installer des chalets pour pouvoir accueillir des clients par petit groupe en respectant les bulles. La formule leur permettait de relancer un peu leur activité sans entraver les règles sanitaires. " Je voulais en installer une dizaine sur mon parking", explique Giulio Fazzi, propriétaire d’un restaurant à Gozée (Thuin). "J’avais tout prévu : pas de service à table mais des plats déposés sur une tablette à l’entrée des chalets, des WC individuels et une désinfection systématique. La bourgmestre Marie-Eve Van Laethem avait dans un premier temps refusé pour finalement donner son feu vert. Je devais la voir ce dimanche avec Benoît Fally le patron de la Guiguette à l'Abbaye d'Aulne qui voulait aussi se lancer dans l'aventure . Mais entretemps nous avons reçu un courrier du gouverneur Tommy Leclercq qui ne veut pas entendre parler de ce concept."

Tommy Leclercq se retranche derrière les règles édictées par la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden qui n’autorise que les plats à emporter : " Les restaurants sont fermés. Qu’on le veuille ou non, ces chalets resteront des espaces confinés avec tous les risques que cela implique. Ça n’est pas possible !"

Les restaurateurs concernés rappellent de leur côté que des initiatives assez semblables sont pourtant autorisées en province de Namur. En réalité, le gouverneur Denis Mathen s’est positionné un peu différemment que Tommy Leclercq dans le Hainaut. Il rappelle, certes, l’avis négatif du ministère de l’Intérieur mais pour lui, la balle est dans le camp du parquet. Et à Namur, il s’est montré jusqu’ici assez tolérant tant que ces concepts respectent les règles sanitaires et ne provoquent pas des rassemblements.

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