Des pavés de mémoire pour les résistants carolos, grâce à leur petit-fils.

Olivier Douchamps devant ce qui était la boulangerie de ses grands-parents. C'est là qu'il ont été arrêtés en 1944.
Olivier Douchamps devant ce qui était la boulangerie de ses grands-parents. C'est là qu'il ont été arrêtés en 1944. - © Tous droits réservés

Deux pavés de mémoire ont été scellés sur le trottoir de la rue de la Régence à Charleroi. Deux pavés dorés qui rappellent qu'en ce lieu, deux personnes ont été déportées pendant la seconde guerre mondiale. Oscar et Eglantine Petit tenaient une boulangerie au numéro 37. C'est d'ailleurs toujours une boulangerie aujourd'hui. Pendant la guerre, ils ont aidé plusieurs aviateurs américains à quitter le pays pour retrouver les lignes alliées. Mais un matin, c'est une quinzaine de soldats Allemands qui ont frappé à la porte. Le couple de carolos n'est jamais revenu des camps nazis. Cette histoire ne s'est pas transmise et aurait pu tomber dans l'oubli.

Mais un jour, leur petit-fils Olivier Douchamps tombe sur une photo de son grand-père dans une voiture de course. Il décide d'en savoir plus parce qu'il ne sait pas grand chose de son histoire familiale. Ce qu'il va découvrir va le hanter pendant quatre ans. Quatre années de recherches qui vont notamment lui donner accès à des archives américaines. 80 pages qui détaillent l'activité clandestine de ses grand-parents pendant la guerre. Il retrouve des lettres de remerciement de la part du général en chef Américain Eisenhower. Une lettre signée De Gaulle aussi.

Avec toutes ces informations, il écrit un livre et contacte la fondation pour la mémoire de la Shoah. Grâce à tous ses documents, il obtient le feu vert pour sceller deux pavés dorés sur le trottoir. Ces fameux pavés sont construits en Allemagne. Il y en a plus de 50.000 en Europe. Et chaque pierre témoigne d'une déportation vers les camps nazis.

Ces pavés ne sont pas grand chose mais ils couronnent le travail acharné d'Olivier. C'est aussi un lieu de recueillement pour la famille et puis ça peut peut-être permettre de faire réfléchir les jeunes générations.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK