Des milliers de jeunes privés de chômage après leurs études?

Les bureaux de l’ONEM à Bruxelles.
Les bureaux de l’ONEM à Bruxelles. - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

La CSC en tous cas s'en inquiète et lance un cri d’alarme. Le syndicat chrétien dénonce ici une nouvelle mesure, plus ou moins passée inaperçue. Une mesure du gouvernement Michel qui durcit les conditions d'accès au chômage pour ceux qui terminent leurs études.

Jusqu'ici, un jeune qui terminait ses études avait un stage d'attente à effectuer avant d’avoir droit au chômage, s'il ne trouve rien entretemps. Maintenant, cela va changer. Il y aura une limite d'âge.

Exemple : un jeune qui a entre 18 et 21 ans devra avoir son diplôme de fin d'études secondaires pour pouvoir bénéficier d'une allocation de chômage.

Autre restriction, un jeune qui entame des études supérieures devra les achever avant 25 ans, au lieu de 30 précédemment.

Le syndicat chrétien a fait ses calculs : entre 8 et 10 000 jeunes risquent d'être impactés par cette nouvelle mesure.

"De façon très vulgaire, vous mettez une limite d’âge. Si vous avez la malchance de rater une année d’études, vous n’aurez rien. Désormais, on doit faire (très) vite et (très) bien. Avec cette mesure, on est clairement dans de la rentabilité, même au niveau scolaire !", s’insurge Jean-Marc Urbain (secrétaire fédéral à la CSC Mons-Borinage).

"On en parle peu mais cela pourrait toucher quand même près de 7000 personnes, poursuit le syndicaliste. On est en train de rayer de la carte un système d’entraide et de solidarité par l’intermédiaire de notre sécurité sociale… C’est inacceptable !"

Une manifestation de la CSC contre les exclusions et le durcissement des conditions en matière de chômage est prévue le 30 janvier à Charleroi.

RTBF

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