Des "micro-falaises" se forment à la côte belge

L'une des "micro-falaises" de la côte belge
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L'une des "micro-falaises" de la côte belge - © Tous droits réservés

Des falaises de sable provoquées par la marée associée à un fort vent en provenance du large se sont à nouveau formées en plusieurs endroits de la Côte comme à Bredene, au Coq ou encore à Middelkerke.

Un tel phénomène s'était déjà produit à plusieurs reprises ces dernières années. Le mois dernier encore, les promeneurs avaient pu observer quelques-une de ces petites falaises de sables juste devant la mer.

Une affaire politique

Le problème, c'est que ces plages doivent dès lors être réhabilitées à chaque fois par les pouvoirs locaux. Des travaux faits à l'aide d'une pelleteuse par les ouvriers communaux, mais qui sont parfois fort coûteux pour les communes. 

Le bourgmestre de Bredene, Steve Vandenberghe (sp.a) tire ainsi la sonnette d'alarme depuis longtemps. Si l'apport ponctuel de sable fonctionne à court terme, des mesures structurelles doivent également être prises. L'homme s'interroge également sur les efforts financiers que représente la réhabilitation des plages.

Le ministre flamand des Travaux publics, Ben Weyts (N-VA), entend lui étudier la meilleure approche possible dans le cadre de la sauvegarde du littoral et tacle au passage les bourgmestres qui sont les premiers, selon lui, à protester mais qui ne proposent aucune solution alternative.

En attendant, les services communaux vont à nouveau être sollicités afin de démanteler les falaises de sable. Les promeneurs sont également appelés à faire preuve de vigilance.

Le sable accumulé en été à la base de ces "micro-fallaises"

Pour Adrien Cartier, le directeur du bureau d'études "Géodunes" à Dunkerque, en France, il s'agit de "micro-falaises qui correspondent au stock de sable qui ont été accumulés pendant la période estivale de manière naturelle" et qui vont se répandre en hiver lors des tempêtes de saison. Selon ce géologue, le phénomène n'a rien d'inquiétant. Pour lui, il n'y a aucune raison de vouloir réhabiliter la plage, et à Dunkerque, les pouvoirs locaux ne le font pas. Adrien Cartier explique même que c'est plutôt "bon signe" et que le sable amassé pendant l'été permet de "protéger les dunes de l'érosion".

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