Des étudiants belges et américains fouillent le château de Walhain

Le "vieux château" de Walhain
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Le "vieux château" de Walhain - © Serge Otthiers

Des Indiana Jones en herbes s'exercent depuis une semaine dans le Brabant Wallon. Des étudiants belges et américains en archéologie ou en histoire de l'art, participent à des fouilles communes sur le site de l'ancien château médiéval de Walhain-Saint-Paul. Ce projet, qui existe depuis 1998, fait collaborer, chaque été, des équipes de l'UCL et de l'université de l'Illinois. L'objectif est de former de futurs archéologues à de véritables fouilles, et de mieux connaître le site.

Un site remarquable

Du château féodal il ne reste plus que quelques pans de murs et une tour ronde, qui est sans doute le vestige le plus ancien. "C'est la première trace archéologique que l'on a," explique Erica Weinkhauf, assistante au centre de recherche national d'archéologie de Louvain la Neuve. "Ce donjon date du XII ième siècle. A ses côtés il faut s'imaginer une basse-court". C'est là que 12 étudiants belges et 6 américains creusent le sol pour mettre au jour les restes des anciens bâtiments. "On sait qu'il y avait des annexes artisanales dans cette court," précise Erica Weinkhauf. "Avec les fouilles on peut visualiser, matérialiser ce que l'on trouve dans les textes. C'est ça qui est intéressant sur ce site: c'est qu'on peut lier les deux sources, les fouilles et les archives".

Pouvoir prendre le temps de fouiller

Pour le responsable américain du chantier, le professeur Bayley Young, le site offre un autre avantage : il n'est pas concerné par des travaux ou des projets immobiliers. "Maintenant les fouilles archéologiques sont souvent faites sous la pression des bulldozers. C'est ce qu'on appelle les fouilles préventives. Ici on peut prendre le temps de travailler avec des étudiants pour leur apprendre le métier".

Des étudiants visiblement sous le charme de l'endroit comme nous le confiait Mercy Christingher, venue de l'Indiana. "Le château est bien mieux que ce que j'espérais. Avant de venir, je n'avais vu que le donjon. Être ici et avoir la possibilité de le toucher, c'est comme être au Moyen âge. Il est grand, il est beau, c'est juste magnifique!" Le chantier mené par ces étudiants doit encore durer 3 semaines. Un travail parfois physique. "Surtout avec la chaleur!" soupire Maria Flores une étudiante de l'UCL occupée à dégager l'entrée d'une cave. "On commence par piocher la terre puis la mettre dans des sceau, puis dans des brouettes. On est loin de ce que l'on peut imaginer, avec la petite brosse et le travail délicat. C'est instructif et ça nous permet d'aborder cette, -peut-être- future profession d'une autre manière".

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