Des enfants du primaire en grève contre l'installation d'une antenne GSM

Des petits bouts entre 6 et 12 ans qui font la grève pour protester contre des antennes GSM
Des petits bouts entre 6 et 12 ans qui font la grève pour protester contre des antennes GSM - © RTBF

Des enfants de 6 à 12 ans en grève, encouragés par leurs parents et leurs professeurs, c'est une première en Belgique. Par cette action, ils veulent s'opposer à l'installation d'une antenne GSM au-dessus d'un immeuble social, tout près de leur école, à Bruxelles. Ils craignent, tout simplement, pour leur santé.

Des petits bouts entre 6 et 12 ans brandissant des calicots pour protester contre des antennes GSM, c'est surprenant mais ils savent ce qu'ils veulent.

"Les antennes, c'est pas bien pour la santé et cela provoque aussi le cancer", déclare l'un d'entre-eux.

Une crainte largement partagée par leurs parents et les riverains de ce quartier des Asters à Anderlecht, particulièrement depuis qu'un opérateur de mobilophonie a tenté d'installer de nuit une treizième antennes sur le toit de cet immeuble social.

Francis Tombal, un des locataires de l'immeuble témoigne : "J'ai été chez le responsable du chantier. Là, j'ai demandé s'il y avait une autorisation pour travailler la nuit. Il m'a répondu qu'il s'en foutait. J'ai donc appelé la police. Ils ont fait la même chose. Ils ont demandé l'autorisation mais ils ne l'avaient pas. La police leur a alors demandé de démonter les échelles et la grue et de partir".

Si ce n'est pas la première antenne à être installée, les locataires commencent à s'interroger : "C'est à partir de là qu'on s'est rendu compte qu'il y avait toute une série de problèmes (liés à l'installation de ces antennes GSM, ndlr), que les locataires se plaignaient de maux de tête, ils se plaignaient de bruits le soir, ils avaient de drôles de bruits dans les oreilles, etc", raconte José Garcia du syndicat des locataires.

Aujourd'hui les riverains réclament une enquête sur l'incidence ou non de ces antennes sur leur santé. Du côté de la commune, on se dédouane en affirmant que "le Collège avait remis un avis négatif sur l'installation de ces antennes sur base du principe de précaution" lors de la demande de permis d'environnement.

En fait, la décision appartient à la Région et celle-ci estime avoir établi justement des normes très strictes dans ce domaine : "Nous sommes la seule région en Belgique et même en Europe qui impose une norme très très dure par site et non pas par antenne. Donc c'est le 3 volts par mètre. Dans les autres régions, c'est le 20,6 volts par mètre, donc nous allons vraiment très très loin", explique Evelyne Huytebroeck, ministre de l'Environnement à la Région bruxelloise.
 
La ministre rappelle également qu'un cadastre des antennes GSM existe, il est consultable sur internet. Reste une question : pourquoi installer une antenne de nuit et à l'insu des riverains ?

C.B. avec Lucie Dendooven








 

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