Des élèves bruxellois priés de rentrer chez eux le midi s'ils pratiquent le Ramadan

Peut-on exclure des garderies du midi les enfants qui pratiquent le Ramadan sous prétexte que celles-ci sont réservées à ceux qui mangent à l'école?

C'est la question que pose sur Facebook la députée bruxelloise PTB Mathilde El bakri, suite à un courrier envoyé par l'école primaire Emile Bockstael de Bruxelles.

"L'école n'a-t-elle pas un rôle incluant et ouvert sur le monde? Ne doit-elle pas rassembler les cultures au lieu de les stigmatiser?
Chaque enfant doit avoir le choix de rester avec ses amis sur le temps de midi sans subir de discrimination
" estime la députée.

Contactée par la RTBF, la direction précise qu'il n'est pas question de renvoyer les enfants chez eux, pour autant. "Il n'y a pas d'obligation, parce qu'au niveau familial, c'est impossible pour certains parents, on a donc refait le tour de chaque classe pour expliquer qu'ils sont les bienvenus, et qu'ils auront un endroit où se reposer".

L'école comporte 40 à 50 enfants qui pratiquent le jeûne et voulaient éviter tout problème.

Le même type de polémique est apparu à Anderlecht, où les parents de l'école Maurice Carême avaient été invités par la direction à reprendre leurs enfants à midi, comme l'expliquaient les journaux Sudpresse cette semaine.

Mais la démarche serait positive à en croire l'échevin Fabrice Cumps (PS), qui explique que le jeûne des enfants est considéré comme un problème dans plusieurs écoles de la commune. Ce jeune observé durant le ramadan peut poser des problèmes de santé, mais aussi de concentration, explique-t-il.

C'est pourquoi l'école aurait pris des mesures de prévention, en rencontrant les parents, en insistant sur le fait que le jeûne des enfants ne semble pas obligatoire dans la religion musulmane, et les conséquences qu'il pouvait avoir. Pour les parents qui décideraient de quand même maintenir le jeûne de leur enfant, il leur était recommandé de venir le chercher durant le temps de midi "afin de lui éviter des tentations". "Malheureusement, un courrier a été envoyé sans rappeler ce contexte" admet l'échevin.

Un second courrier aurait été envoyé ensuite pour le préciser. De plus, il n'aurait été nullement question de renvoyer les enfants chez eux s'il n'y avait pas de possibilité pour les parents de les reprendre, insiste l'échevin.

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