Des écoles partagées entre craintes et sérénité pour le CEB en 6e primaire

La fin de l’année scolaire se profile déjà. Et avec elle, les inquiétudes liées au Certificat d’Etude de Base (CEB) en fin de 6e primaire. Les classes fermées, les enfants en quarantaine. Les élèves seront-ils tous prêts d’ici juin ? Les avis sont partagés. Tout dépend sûrement de l’impact du virus sur l’organisation des cours. Mais aussi, en partie, de la façon de voir la préparation pour le CEB.

À l’Institut Sainte Marie de Rèves, en Hainaut, ce vendredi c’est le terrible accord du participe passé qui résonne comme dernier cours avant l’interruption des cours pendant trois semaines. A la rentrée, si le virus le permet, il restera une poignée de semaines avant le CEB. Pour Ingrid Van Renterghem, l’institutrice, "nous avons dû revoir de la matière de 5e primaire pour rattraper le confinement de l’année dernière. Mais en se centrant sur les matières essentielles, nous y sommes arrivés." La ministre Caroline Désir a en effet indiqué que le CEB ne portera que sur une liste de matières dites essentielles. Longue liste de cinq pages qui détaille les apprentissages et savoir-faire à ne pas manquer. "Sinon, on a fait comme quand les enfants sont malades d’une simple grippe. À leur retour de quarantaine, on leur donnait les exercices qu’ils avaient manqués et on les accompagnait un peu plus." Dans cette classe, une petite moitié du groupe a connu une période de quarantaine depuis septembre, une douzaine d’élèves sur 25.

Mais ce n’est pas l’état d’esprit de tous les enseignants. Certaines écoles ont aussi dû fermer plusieurs classes à plusieurs reprises. Et certaines écoles ont aussi des élèves qui portent un bagage plus difficile. Il y a donc bel et bien un stress qui s’installe. Chez les enseignants qui ont peur de ne pas arriver au bout de la matière. Et chez les enfants et parents qui voient venir avec craintes la certification. "Et ça, je le comprends très bien", explique la directrice de l’Institut Sainte Marie, Silvia Oliviero. "Il y a une tension qui monte mais je pense que notre rôle en tant que direction c’est d’apporter de la sérénité. De faire comprendre aux parents que nous croyons en leurs enfants et qu’ils sont prêts."

La directrice aime aussi rappeler que le CEB n’est pas un examen à préparer en urgence les dernières semaines. Son message : "les apprentissages ont commencé il y a plusieurs années. Ce sont des savoir-faire qui seront testés et pas des connaissances brutes. Je suis sûre que tout ira bien."


 

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