Des dosages d'antibiotiques plus efficaces grâce à un nouvel appareil

Cette machine, c'est une boîte de quarante centimètres de long, avec une vitre en plastique sur le côté. A l'intérieur, un espace pour les échantillons de sang et les réactifs. Il s'agira de tester, plus vite qu'en laboratoire, la quantité d'antibiotiques dans le sang des patients - pour adapter les doses à chaque cas. Parce que trop d'antibiotiques, c'est toxique. Alors que trop peu, ça ne soigne pas, et ça favorise la résistance aux antibiotiques. Professeur Bernard Joris, de l'Université de Liège: "Si on pouvait réajuster très rapidement la concentration d'antibiotiques, on pourrait augmenter l'efficacité curative, diminuer le temps d'hospitalisation et surtout lutter contre les mécanismes de résistance. C'est ce que nous avons mis au point, une méthode rapide qui peut être réalisée par les infirmières des soins intensifs".

Cette méthode doit maintenant être testée sur de vrais malades, des volontaires. Après, c'est un marché énorme qui pourra s'ouvrir pour la société WOW, de Naninne. Jean Demarteau, directeur: "Quand les essais vont montrer que le succès est assuré, nous pourrons fabriquer la machine dans notre département, et c'est à ce titre que WOW a pris une licence sur les brevets qui ont été déposés par les différentes universités".

Dans un premier temps, la machine aidera les médecins à décider des doses de médicaments à administrer. Par la suite, le but est d'en faire un système qui réglera seul, comme un thermostat, la quantité d'antibiotiques donnée aux malades.

A noter que le projet est interuniversitaire et européen. L'UCL et l'ULB y participent elles aussi, avec l'Université de Tartu en Estonie et le groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière de Paris. Le centre d’ingénierie des protéines de l'ULg est coordinateur du projet.

F. Braibant

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