Des clous sur la piste de l'ulmodrome de Liernu: les auteurs risquent de dix à vingt ans de prison

Des centaines de clous, selon la police, des "milliers" selon l'exploitant de l'ulmodrome, ont été retrouvés il y a une semaine sur la piste d'atterrissage de Liernu. Les pneus d'au moins 5 appareils ont éclaté lors de leur retour à la base. Une plainte a été déposée auprès de la police de Gembloux.

Le parquet de Namur en la personne de Marc Antoine Poncelet déclare que les peines risquent d'être très lourdes. "Nous nous basons sur la loi du 24 juin 1937 qui annonce que celui qui a illicitement ou intentionnellement accompli ou tenté d'accomplir un acte de nature à compromettre la navigabilité ou la sécurité d'un vol d'un aéronef privé ou d'Etat, est punissable d'une peine de prison pouvant aller de dix à vingt ans de prison". L'acte commis à Liernu par un ou des auteurs entre dans cette catégorie.

L'ulmodrome a déjà depuis vint ans fait l'objet de nombreux actes de malveillance. Mais jusqu'à présent, jamais la vie des pilotes n'avait été mis en jeu. Ces clous jetés en masse sur la piste d'atterrissage auraient pu provoquer un véritable drame.

"Du silicone dans les serrures"

Pour l'exploitant, pas de doute, "il s'agit bien d'un sabotage". Alain Hanse ne s'en remet toujours pas. "Nous avons assisté aux premiers éclatement de pneus la semaine dernière. Un, deux, puis cinq appareils ont été touchés. Aujourd'hui, plus aucun avion ne décolle. Et nous sommes toujours occupés à récupérer les clous. Nous avons dû acheter des détecteurs de métaux et des chariots magnétiques afin de passer la piste au peigne fin."

Du silicone aurait également été utilisé pour boucher les serrures des hangars de l'ulmodrome. Une information que nous n'avons pas encore pu confirmer. "En 30 ans d'existence, nous n'avons jamais connu un tel acte de vandalisme", regrette Alain Hanse. C'est la police de Gembloux qui mène l'enquête.  

 

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