Des chercheurs liégeois à Louxor sur les traces de l'entourage de Ramses 2 et des autres pharaons

Imagerie hyper-spectrale d'une peinture murale à Louxor par l'équipe de l'UR Art, Archéologie, Patrimoine (ULiège)
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Imagerie hyper-spectrale d'une peinture murale à Louxor par l'équipe de l'UR Art, Archéologie, Patrimoine (ULiège) - © ULiège

Ces chercheurs de l'Université de Liège participent à un programme de recherche international, dans la nécropole de la Thèbe antique, un site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ce qu'ils tentent de comprendre, c'est comment travaillaient les peintres de l'Egypte ancienne. Quels matériaux, quels pigments… utilisaient-ils ? Ces peintures ornent les murs d'une quinzaine de chapelles funéraires découvertes dans cette nécropole.

Ces petites tombes richement décorées sont les dernières demeures de ces artistes ou de nobles qui ont travaillé pour les pharaons du Nouvel Empire.

David Strivay, physicien et professeur à l'U-Liège, est présent sur place avec sa femme, chercheuse également, et restauratrice et historienne de l'art.

"Ces tombes appartiennent aussi bien à des gens de la haute administration, comme des vizirs, ou à des artistes (des personnes qui décoraient les monuments de l'Egypte ancienne, entre 1500 et 1000 av. J.-C.). Nous, on va essayer de comprendre l'organisation de ces tombes et voir leurs relations avec des tombes beaucoup plus des pharaons à ce moment-là."

Participer ainsi à un chantier international dans la mythique vallée du Nil, c'est évidemment une belle carte de visite pour l'Université de Liège. Mais ce n'est pas une première. L'expertise de l'Université de Liège en matière d'analyse picturale est en effet reconnue.

"On a beaucoup de programmes de collaboration : en égyptologie, sur la Préhistoire, en Art contemporain avec la Fondation Getty à Los Angeles par exemple, avec les musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (notamment sur Magritte). On travaille avec beaucoup d'autres institutions : des musées, des sites archéologiques…"

Les chercheurs liégeois resteront au total deux semaines sur place. Leurs travaux devraient permettre de percer certains des mystères de la peinture égyptienne du nouvel Empire. Des œuvres réalisées il y a parfois plus de 3500 ans.

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