Bientôt des chambres d'hôtel flottantes sur la Meuse?

Une maquette des chambres d'hôtel qui pourraient bientôt naviguer sur la Meuse d'ici quelques années
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Une maquette des chambres d'hôtel qui pourraient bientôt naviguer sur la Meuse d'ici quelques années - © Projet d'O

Le projet sera présenté au prochain salon de l'immobilier de Cannes, le Mipim. Il consiste à bâtir un nouveau restaurant au bord de la Meuse, sur le site de la plage d'Amée, à Namur. Jusque-là rien de très révolutionnaire. Sauf que le restaurant serait complété par un hôtel flottant sur l'eau. Ou plutôt des "chambres flottantes", amarrées à un embarcadère, un peu comme des bâteaux de plaisance.

Larguer les amarres le matin

L'idée a germé dans la tête du patron du restaurant La plage d'Amée, Benoît Gersdorff. "Ce sont des catamarans fonctionnant à l'énergie solaire, d'environ dix mètres de long sur deux ou trois mètres de large, avec une chambre, une douche, un salon intérieur et un salon extérieur. La nuit, la chambre est amarrée à l'embarcadère. Mais le matin, les clients peuvent déjeuner en naviguant sur la Meuse."

Compter environ 300 euros la nuit, estime déjà Benoît Gersdorff qui précise que cet hôtel flottant (entre six et douze chambres) ne verrait le jour que d'ici plusieurs années, après la construction d'un nouveau bâtiment amiral sur la plage d'Amée, qui remplacerait l'actuel restaurant. "Le bâtiment actuel est un gouffre énergétique. On le remplacerait par un bâtiment passif ou pratiquement."

Les esquisses ont été confiées à l'architecte Patrick Genard, qui a dessiné le pavillon belge de l'Expo universelle de Milan.

Un potager urbain

Le nouveau restaurant serait prolongé d'un potager urbain. "Toutes les techniques seraient exploitées, prévoit Benoît Gersdorff, en terre mais aussi en aquaponie et en hydroponie, qui sont des techniques plus expérimentales. L'objectif, c'est de produire un maximum de denrées sur place. Et au-delà, de favoriser les producteurs locaux."

Le premier écueil pour ce projet de 6000 mètres carré est administratif : le terrain appartient au Port autonome de Namur. Le second est financier : il faut lever quatre millions d'euros. Benoit Gersdorff et Patrick Genard dévoileront donc les plans de leur projet aux investisseurs internationaux rassemblés à Cannes du 14 au 16 mars prochains.

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